Ille-et-Vilaine

Informatique

Rétis bientôt cédé au parisien DCI

Par Baptiste Coupin, le 24 septembre 2018

Rétis, spécialiste en services et conseils IT, société fondée par Joël Chéritel à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), s’apprête à fusionner avec le groupe parisien DCI. 100 % des titres de la société bretillienne seront absorbés. Le repreneur a l’ambition de créer le premier groupe français indépendant de services numériques.

Rétis, créé en 1993 à Montauban de Bretagne par Joël Chéritel, performe en services et conseils IT. — Photo : Markus Spiske - Unsplash

L’entreprise spécialisée en informatique Rétis, fondée et dirigée par Joël Chéritel - par ailleurs président du Medef Bretagne, sera bientôt la propriété du groupe parisien DCI, qui annonce être entré en négociations exclusives avec la PME de Montauban de Bretagne, qui emploie 170 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires de 33 M€ en 2017, en croissance de 15 % par rapport à 2016.

Deux entreprises aux activités complémentaires

Rétis, créé en 1993, expert en services et conseils IT, accompagne au quotidien les organisations dans leur démarche de transformation digitale des espaces de travail et dans le management et la sécurisation de leurs infrastructures IT. Partenaire privilégié des plus grands constructeurs et éditeurs, l’entreprise bretillienne - dont Unexo, filiale de Crédit Agricole, détient 20 % du capital et Joël Chéritel, 80 % des parts - entretient notamment des liens étroits avec le monde de l’enseignement

Expert reconnu des solutions d’infrastructures, DCI (190 salariés, 59 M€ de CA en 2017), créée en 1992, se présente de son côté comme le « leader indépendant des services du numérique auprès des entreprises privées et des organisations publiques ». L’acquisition de Rétis s’inscrit dans la démarche d’accélération de croissance de DCI engagée depuis 2011 avec l’arrivée de Fabrice Tusseau à la direction générale et l’entrée du fonds d’investissement Naxicap, en 2016, au capital de l’entreprise. « En associant les talents des deux entreprises qui performent sur le marché français depuis plus de 25 ans, l’ambition est de créer le premier groupe français indépendant de services numériques », commente le dirigeant.

Un nouvel ensemble de 360 salariés

« Après avoir étudié plusieurs options, je suis arrivé à la conclusion que je devais céder l’entreprise que j’ai créée il y a 25 ans à un acteur du marché dont l’activité serait compatible et complémentaire avec celle de Rétis, avec des valeurs qui seraient proches, et qui pourrait garantir la pérennité du travail accompli dans l’intérêt des salariés et des clients de Rétis », explique Joël Chéritel.

Joël Chéritel, président fondateur de Rétis.
Joël Chéritel, président fondateur de Rétis. - Photo : Medef Bretagne

L’ensemble des sites (Les Ulis, Montauban-de-Bretagne, Lille, Lyon, Toulouse, Nantes et Quimper) et des effectifs seront ainsi conservés dans le nouveau groupe. Le président de Rétis ajoute qu’il accompagnera le groupe pendant deux ans « pour soutenir la réussite de cette fusion et mettre en place une organisation performante ». Le rapprochement des deux sociétés vise le partage des bonnes pratiques entre les équipes ainsi que des synergies fortes et des économies d’échelle.

Le groupe ainsi créé, qui va devoir se trouver une nouvelle marque employeur, comptera quelques 360 salariés au global. Il disposera d’un portefeuille composé de plus de 1 000 clients actifs issus des secteurs publics (universités, enseignement, recherche, collectivités et santé…) et privés (industrie, finance et assurance, services et nouvelles technologies, presse…) et poursuivra son développement au travers des offres et des services cloud.

Rétis, créé en 1993 à Montauban de Bretagne par Joël Chéritel, performe en services et conseils IT. — Photo : Markus Spiske - Unsplash

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Recevez chaque vendredi le Débrief, l'essentiel de l'actualité économique de votre région.