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Rennes Tech : Le numérique n'aura pas sa tour en ville

Par la rédaction, le 09 mai 2014

Le projet de pôle high-tech qui était en train de se constituer dans l'immeuble de la chambre de métiers a du plomb dans l'aile. Mais la Rennes Tech avancera sans lui...
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Le LabFab et la société AMA (Guillemot Corp.), qui devaient être les premiers locataires des bureaux à louer dans l'immeuble de la chambre de métiers à Rennes, n'y sont pas allés fin avril comme prévu. La raison ? « Des problèmes avec le propriétaire, d'ordre logistique essentiellement, et qui concernent notamment l'arrivée de la fibre », précise Marie-Anne Denis, responsable communication d'AMA Studio.




Désaccord et remise en cause

Les locaux sont en réalité détenus par deux propriétaires : la chambre de métiers et le groupe Giboire, visiblement en désaccord. Sur le sujet, Laurent Giboire « ne souhaite pas s'exprimer tant que rien n'est signé ». À la chambre de métiers, le président reste aussi muet. Dans le giron du numérique rennais, on regrette déjà cette marche arrière. « Il n'y aura pas de tour des TIC à Rennes, dommage ! », déplore ce jeune dirigeant d'une société de vente en ligne qui aimerait bien voir émerger un tel lieu, vitrine de toute la filière. « Cela manque à Rennes et nous ne sentons pas de soutien des pouvoirs publics », ajoute-t-il amer. La solution proposée par Rennes Métropole pour installer un pôle « French Tech » en centre-ville est donc remise en cause. Mais pas le dossier de Rennes Tech, de premier ordre pour l'agglomération. Rennes Métropole, qui a élu son nouveau conseil le mois dernier, planchera en priorité sur ce dossier, assure-t-on.




AMA s'installe finalement au-dessus de la gare

En attendant, AMA avait bel et bien prévu de déménager pour des locaux plus grands en centre-ville, afin d'assurer son développement : finalement, la société « va donc louer, jusqu'à fin décembre 2014 environ, des bureaux au-dessus de la gare, indique Marie-Anne Denis. Notre volonté reste de rejoindre cette future technopole, quand le dossier se sera décanté... » Le temps politique n'est vraiment pas celui de l'entreprise.

Et alors que des villes comme Nantes, Bordeaux ou encore Montpellier rendent très visible leur candidature au label French Tech, Rennes est plus discrète, voire endormie, sur le sujet.




« Rennes dans les temps »

Rennes en retard ? « Retard ou pas, nous sommes largement dans les temps », affirme Guillaume Chevalier, de L'Annexe, incubateur de la Cantine numérique qui participe à l'écriture de la candidature rennaise. Son dossier devrait être remis à Paris mi-mai. Pour lui, « les autres villes font de la com'». Et ce n'est pas parce qu'elles réunissent 1.000 personnes dans une salle (en référence à Bordeaux) que leur dossier est gagné d'avance... « Rennes n'a pas à rougir, ajoute-t-il. Les opérationnels sont en "mode travail", sans battage. » Selon plusieurs acteurs du numérique rennais, le label French Tech ne va d'ailleurs pas changer la face de la capitale bretonne. Son principal avantage est de remettre tout le monde autour de la table. « Rennes a déjà à l'extérieur une bonne image de ville numérique », confirme Guillaume Chevalier, qui s'en rend compte régulièrement à Paris.



V.M. et G.B.

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