Bretagne

International

Protectionnisme américain : un impact marginal à court terme pour les sociétés bretonnes

Par Baptiste Coupin, le 03 décembre 2019

La Bretagne entretient des relations économiques étroites avec les États-Unis. Et pourtant, l'annonce d'une hausse des droits de douane américains sur certains produits européens n'inquiète pas trop les experts de l'export dans la région.

Nicholas Beaty, coordinateur du réseau WTC Rennes Bretagne.
Nicholas Beaty, coordinateur du réseau WTC Rennes Bretagne. — Photo : © Baptiste Coupin

Une centaine d’entreprises bretonnes, pour la plupart dans l’agroalimentaire, commercent avec les États-Unis. Le pays est devenu le premier partenaire commercial de la région Bretagne, hors Union européenne. Sur les douze derniers mois, arrêtés au troisième trimestre 2019, les exportations de marchandises ont représenté 570 M€ et les importations 518 M€, d'après les douanes françaises. La balance commerciale est donc légèrement positive.

La hausse des droits de douane de l’administration américaine sur certains produits européens pose cependant question pour l’avenir. Vincent Chamaret, directeur général de Bretagne Commerce International, tempère. Il n’identifie pas, pour l’heure, de sociétés bretonnes impactées et évoque « un niveau d’affaires stable » sur le marché américain. Chez Le Guellec, dans le Finistère, on s'attend, au contraire, à réaliser un chiffre d'affaires record outre-Atlantique cette année !

« Ralentissement généralisé », malgré une « une relation privilégiée »

Même son de cloche de la part du réseau World Trade Center Rennes Bretagne, qui rassemble 70 PME adhérentes au sein de son club USA. « C’est trop tôt pour faire un bilan. Pour étudier l’impact, il faudrait attendre un an ou deux », commente Nicholas Beaty, le coordinateur de cette association d’accompagnement à l’export. Ce Franco-Américain connaît bien son sujet pour avoir travaillé aux États-Unis pour le compte de la multinationale de commerce électronique Groupon et être passé par le consulat des États-Unis à Rennes.

Selon lui, l’industrie laitière bretonne pourrait possiblement être touchée. Nicholas Beaty ajoute que l’escalade protectionniste américaine conduit à un « ralentissement généralisé ». Mais dans ses échanges avec les États-Unis, la Bretagne a toujours eu « une relation privilégiée », préfère retenir l'expert. Le pays de l’Oncle Sam le lui rend bien d’ailleurs. Il est le premier investisseur étranger en Bretagne, notamment dans les secteurs de l’agroalimentaire, la construction navale, et les technologies.

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