Bretagne

Informatique

Pourquoi le Breton Néo-Soft rachète le Lillois AFG et ProxIT ?

Par Géry Bertrande, le 05 octobre 2017

Le groupe breton de conseil en systèmes informatiques Néo-Soft, également présent à Paris, vient de faire l'acquisition de 100% du Lillois AFG, complémentaire sur ses métiers et clients, et de la société parisienne ProxIT.

Depuis Rennes, son principal site et lieu de fondation du groupe, Néo-Soft pilote 14 agences clients.
Depuis Rennes, son principal site et lieu de fondation du groupe, Néo-Soft pilote 14 agences clients. — Photo : Neo-Soft

L'expert rennais en systèmes informatiques Néo-Soft vient de franchir la barre du millier de salariés, à 1.100 emplois, avec deux opérations de croissance externe consécutives : AFG (140 salariés, 10 M€ de CA) et ProxIT (50 salariés, 4 M€ de CA). Son chiffre d'affaires de 58 millions d'euros en 2016, devait atteindre 64 millions (+10% de croissance) hors acquisitions. Avec ces deux nouvelles entités, il dépassera 78 millions d'euros consolidés pour 2017. "Ces deux sociétés ont une rentabilité du même ordre que Néo-Soft, soit 6 à 7% de résultat d'exploitation", précise Soïg Le Bruchec, P-dg de Néo-Soft.

« Accélérateur de croissance et de développement »

Pour le groupe AFG fondé par Amaury Flotat en 2000,  « deux raisons » ont conduit à ce rachat. La première répond à « un maillage géographique dans lequel la place lilloise était manquante à Néo-Soft pour son modèle de proximité », explique Soïg Le Bruchec dont cinq clients historiques de son top 10 sont déjà Lillois, comme AG2R La Mondiale. La seconde motivation est liée aux complémentarités d'offres : « AFG a une offre retail très marquée et une identité locale forte avec une quarantaine de clients de la grande distribution, de la banque et de l'assurance, avec qui l'on travaille déjà pour certains », ajoute-t-il voyant de nombreuses synergies à ce rapprochement dans lequel le dirigeant Amaury Flotat restera en place, ainsi que ses équipes et locaux. « Nous avons besoin de recruter et souhaitons donc garder la structure locale. C'est un accélérateur de croissance et de développement », résume Samuel Lepeltier, DG de Néo-Soft dont la partie retail (étude et développement) pèse à ce jour 45% de son business.

Se renforcer à Paris aussi

Pour ProxIT, société parisienne de cinquante salariés qui restera pilotée par Roger Tomasi, son fondateur en 2008, la logique est « opportuniste ». Objectif : se renforcer dans la capitale. Son activité d'ingénierie infrastructures, production, exploitation et support s'additionnera à Néo-Soft pour qui cette partie représente aujourd'hui 35% de son business. Ils ont des grands comptes communs dans la banque, la finance et l'assurance. En revanche, le siège de ProxIT déménagera de Boulogne-Billancourt pour rejoindre le siège parisien de Néo-Soft, tour Montparnasse.

Trois acquisitions cette année

Désormais, le but des dirigeants de Néo-Soft est de « faire fructifier les offres, intégrer les compétences et clients ». Ces deux rachats font suite à une première acquisition effectuée cet été à Paris avec Cogital (trois salariés), qui est venu muscler l'offre en cybersécurité de Néo-Soft. Soïg Le Bruchec ne s'interdit par « d'autres projets d'offres pour la santé-prévoyance notamment », mais sans croissance externe pour l'instant.

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