Ille-et-Vilaine

Technologies

P & T Technologie se développe dans le photovoltaïque

Par Carole André, le 01 septembre 2022

Filiale du groupe énergétique allemand Energiequelle, P & T Technologie, à Vern-sur-Seiche, fête ses vingt ans d’existence. Spécialisée dans le développement de projets éoliens en France et en Europe, la PME souhaite faire croître la partie solaire de son portefeuille de projets.

Jan Ducouret, directeur général de P&T Technologie. La PME bretonne accélère sur les projets solaires.
Jan Ducouret, directeur général de P&T Technologie. La PME bretonne accélère sur les projets solaires. — Photo : Carole André

Avec près de 120 éoliennes exploitées sur le territoire français, P & T Technologie (40 salariés, 6 M€ de CA en 2021), bureau d’études spécialisé dans le développement de projets éoliens et photovoltaïques, produit la quantité d’énergie nécessaire pour couvrir les besoins des habitants d’une ville comme Rennes (216 000 habitants). Et pour l’entreprise qui emploie 40 personnes en France sur trois sites (Rennes, Bordeaux et Dijon), l’avenir est prometteur. "Nous vivons dans des sociétés qui consomment toujours plus d’énergie, remarque Jan Ducouret, directeur général de P & T Technologie. L’électricité est un outil prévalent dans la lutte contre les changements climatiques. Nos solutions de production d’énergie décarbonée avec un coût maîtrisé ont donc toute leur place."

Des projets porteurs d’emplois

Si les projets éoliens sont devenus un sujet politique clivant, très dépendant des acteurs locaux, le dirigeant reste persuadé qu’ils ont leur carte à jouer dans un mix énergétique grâce notamment à des avancées technologiques majeures. "Les éoliennes que nous installons aujourd’hui sont cinq fois plus puissantes qu’il y a 15 ans. Chacune d’entre elles produit 3 à 4 mégawatts, explique-t-il. Un parc éolien permet d’alimenter les villages alentour. Avec l’augmentation du coût de l’énergie, nous sommes aujourd’hui très compétitifs." La particularité des projets de parcs solaires ou éoliens, c’est leur éclatement sur le territoire. Chaque parc éolien ou solaire est une petite centrale électrique à lui tout seul. "Ce sont des réseaux destinés aux consommations locales, poursuit le directeur général. Des énergies déconcentrées qui créent des emplois déconcentrés sur tout le territoire pour leur conception, les études, leur construction et leur maintenance." L’autre particularité de l’industrie de l’énergie, c’est qu’elle s’inscrit sur le temps long. Et même parfois très long. "Entre le moment où l’on identifie les lieux où pourraient s’installer un parc et le moment où l’éolienne sort de terre, il se passe plusieurs années, parfois jusqu’à 17 ans !" s’amuse le chef d’entreprise. C’est plus rapide avec le photovoltaïque, plus simple à installer et mieux accepté par la population. "Notre portefeuille de projets se compose actuellement de deux tiers d’éolien et un tiers de solaire. Notre objectif est de passer à 50-50 d'ici trois à quatre ans", ajoute Jan Ducouret. Sur le segment du solaire, l’entreprise a déjà 200 mégawatts de projets en cours sur une quinzaine de sites en France. Il s’agit principalement de petites centrales au sol ou sur des plans d’eau inutilisés sur d’anciens sites industriels. Grâce à un coût d’investissement divisé par sept en une quinzaine d’années et un rendement plus efficace, les sites solaires apparaissent vraiment intéressants pour produire une énergie à un prix avantageux.

À noter que le "repowering", le remplacement des anciens parcs par des technologies plus récentes, commence à devenir une activité à part entière pour la PME bretonne. Ce nouveau métier nécessitera probablement la création de nouvelles équipes.

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