Rennes

Informatique

Néo-Soft : Quel essor un an après la reprise ?

Par Géry Bertrande, le 08 septembre 2017

Le groupe rennais de services informatiques repris par son management en 2016 connaît une belle croissance. À son actualité : la création de nouvelles agences et d'une cellule sécurité. Le point avec ses dirigeants Soïg Le Bruchec, Samuel Lepeltier et Mickaël Renouard.

Soïg Le Bruchec, PDG de Néo-Soft.
Soïg Le Bruchec, PDG de Néo-Soft. — Photo : Baptiste Coupin

Le développement se poursuit chez Néo-Soft à un « rythme soutenu », selon ses dirigeants Soïg Le Bruchec (P-dg) et Samuel Lepeltier (DG). « Nous faisons plus de croissance que le marché », osent-ils avancer, soit + 15 %, « en ligne avec nos prévisions ». En 2016, Néo-Soft a réalisé 58 millions d'euros de chiffre d'affaires. « En 2017, nous ambitionnons 64 millions en croissance organique, pour un ratio de rentabilité amélioré, 6,5 à 7 % », soulignent-ils, entourés de 850 salariés répartis dans 12 agences dont 250 à Rennes, 140 à Paris, 100 à Nantes...

Actionnariat finalisé

Ensemble, ils ont repris en septembre dernier les derniers 10 % du fondateur Laurent Florentin. Désormais, Soïg Le Bruchec détient 56 % du groupe, aux côtés de Samuel Lepeltier (29 %) et d'un actionnaire externe. Soit « en totale autonomie de gestion ». Leur plan de développement est axé sur « une stratégie de croissance - interne, externe et géographique - et de différenciation ». Il prévoit en outre l'ouverture de nouvelles agences. Le duo ne cache pas sa « volonté d'expansion ». À commencer par un repositionnement à Tours, agence créée il y a trois ans et où les 60 salariés sur place ont déménagé début juin.

Au Mans depuis peu et à Lille avant fin 2017

Dans une « logique de proximité vis-à-vis des clients et collaborateurs », Néo-Soft vient d'ouvrir une agence (bureaux en location) au Mans, dans le quartier de la gare avec une quinzaine de collaborateurs. « Nous avions déjà des clients là-bas, comme MMA, O2, Vinci Energies... Nous avons également la volonté de nous implanter avant la fin de cette année à Lille, une place dynamique », confie Samuel Lepeltier qui a une piste de croissance externe : une PME locale de 50 à 150 salariés. Là encore, Néo-Soft peut déjà revendiquer des clients des secteurs bancaire, télécoms et services, dans son top 10. « Nos clients nous le demandent et la santé financière de la société le permet. »

90 créations de postes

Tous les feux sont au vert. En 2017, le groupe prévoit 90 créations d'emplois nettes. Ils viendront aussi alimenter de nouvelles activités en puissance, comme la sécurité informatique.

Rachat de Cogital

« Nous venons de racheter la société Cogital à Paris (3 salariés) à doper, pour porter notre offre de sécurité », dévoile Soïg Le Bruchec qui souhaite conserver cette marque créée il y a à peine deux ans, mais déjà reconnue pour son expertise et sa valeur ajoutée sur un positionnement stratégique. Il s'agit clairement d'un relais de croissance pour Néo-Soft, qui ambitionne trois millions d'euros de chiffre d'affaires à trois ans avec cette « cellule active » dédiée, de l'audit au conseil en passant par la sécurité opérationnelle, l'intégration... « Le coeur de Cogital sera Rennais ! », assure le duo. Le groupe Néo-Soft est lui-même certifié Iso 27.001. Un précieux sésame gage de qualité. « La sécurité est une préoccupation majeure des entreprises, une tendance de fond. » Les cas de ransomware sont en effet de plus en plus fréquents et médiatiques.

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