Ille-et-Vilaine

Agroalimentaire

Mytilimer met le cap sur le haut de gamme, de Paris à Loctudy

Par Virginie Monvoisin, le 14 octobre 2016

Mytilimer, à Cancale, a racheté les Pêcheries du Cap à Loctudy. Objectif de la société : se développer sur le haut de gamme, comme à Paris, où un bureau va ouvrir.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Mytilimer, c'est d'abord des moules, et des huîtres. Ce regroupement de producteurs n'en finit plus de se diversifier. Depuis le rachat de La Cancalaise (fabrication de soupes et rillettes de la mer), le groupe tient aussi sous ses ailerons : La Cancalaise traiteur (Vitré : poisson fumé), un magasin de vente directe La Cancalaise à Saint-Malo, une antenne Mytilimer à La Rochelle (conditionnement, expédition), les sociétés de production Bouchot des 2 caps (Audinghen - 62), Autremer (Hillon - 22) et Liorzhou Armor (Guérande -44), et enfin un magasin de vente au détail Liorzhou au Croisic (44). Fin septembre, Mytilimer a repris les Pêcheries du Cap, à Loctudy (29). Une petite société (7 salariés) qui pèse quand même 3 millions d'euros de chiffre d'affaires. Une belle avancée pour Mytilimer, dont le CA est en croissance constante (+20 % cette année), à 37 millions d'euros.

Un atout de plus

« L'objectif de ce rachat est de se développer sur des poissons plus haut de gamme », indique Céline Lefaucheux, responsable marketing-communication du groupe. La gamme prend en effet de l'ampleur, avec notamment de nouveaux produits en épicerie. « Nous avons créé tout un univers de la mer, du produit brut, la moule par exemple (13.000 tonnes commercialisées en 2015), au plus transformé, comme les rillettes », explique Céline Lefaucheux.

Vers l'international

Des produits que Mytilimer entend vendre de plus en plus à Paris. « Nous y ouvrons avant la fin de l'année un bureau. L'objectif est d'y développer notre commerce, et de s'ouvrir vers d'autres grandes villes. Ce sera aussi un lieu de stockage de nos produits, destiné à augmenter la diffusion sur la région parisienne ». Une boutique pourrait d'ailleurs suivre, pour vendre les produits d'épicerie fine. Paris est également un premier pas vers l'export de la gamme Mytilimer, qui réalise seulement 5 % de son CA moules à l'étranger.

De nouvelles recrues

Pour travailler efficacement et tenir la barre, Mytilimer a souhaité mettre plus de cohérence entre ses différentes branches. D'où l'agrandissement de son siège social à Cancale, dont les salariés viennent de prendre pleinement possession, sur 600 m² au fond de la zone conchylicole. Parmi eux, de nouvelles recrues, pour gérer des services jusqu'alors inexistants. À commencer par la gestion RH, car le groupe a récemment doublé ses effectifs. Un service marketing a été créé, ainsi qu'un vrai poste de R & D pour aller plus loin dans le développement produit. Un responsable achats est également arrivé, pour plus de réactivité et diversifier la partie coquillages, « pour une maîtrise totale de la filière, et créer une gamme premium », justifie Céline Lefaucheux.

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