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Leeve casse les barrières de la langue

Par Baptiste Coupin, le 15 juillet 2019

Laurie Louvet est la fondatrice de Leeve. Cette globe-trotteuse bretonne devenue entrepreneure voulait s’intégrer dans les villes étrangères où elle passait. Avec deux associés, elle a lancé une application pour étudiants et jeunes actifs afin de faire des rencontres facilement et de converser dans la langue de son choix. La start-up rennaise se tourne maintenant vers les universités et les entreprises pour gagner de l’argent.

Un des événements rencontres organisé par Leeve à Rennes.
Avec son application de rencontres linguistiques, Leeve veut connecter les expatriés entre eux dans le monde entier. — Photo : Leeve

La créatrice

Laurie Louvet a fait des études en communication à l’Université Rennes 2 avec l’ambition, dès 21 ans, de créer son entreprise. Elle n’a alors pas la moindre idée de son projet. C’est à l’occasion de ses nombreux voyages à l’étranger, et notamment lors d’un séjour de six mois en Asie, en 2016, qu’elle va avoir le déclic.

Laurie Louvet, fondatrice de la jeune société Leeve à Rennes
Laurie Louvet, fondatrice de la jeune société Leeve à Rennes - Photo : Baptiste Coupin

« Je me suis rendu compte qu’au-delà des connaissances théoriques en langues, il me manquait la pratique. J’ai alors eu l’idée d’imaginer une solution qui permette cela. » Son idée : faciliter et simplifier la rencontre locale entre internationaux avec une application mobile fonctionnant sur les mêmes codes que Tinder. De retour à Rennes à la rentrée 2017, à 21 ans, elle lance son entreprise Leeve avec deux associés, Erwan Huguet et Erwan Baudinière.

Le concept

Une année de développement plus tard et 15 000 euros investis grâce à une subvention de Bpifrance, des dons collectés sur la plateforme Ulule et l’aide d’un mécène australien, Leeve voit le jour en septembre 2018. « L’application s’adapte aux personnes étrangères qui arrivent dans une nouvelle ville et aux personnes locales qui voudraient partir à l’étranger et continuer de parler leur langue (159 langues sont disponibles sur l’application, NDLR). L’objectif c’est de casser les barrières de la langue », décrit la présidente. L’application gagne en popularité en France. « Mais aussi dans des villes comme Londres, Bruxelles, Barcelone, São Paulo… », complète Laurie Louvet. Leeve revendique 15 000 utilisateurs à ce jour. Avec une nouvelle version mise sur le marché au début de l’été, la start-up en espère 40 000 fin 2019.

Les perspectives

Jusqu’alors dédiée au grand public (étudiants et jeunes actifs pour la plupart), Leeve va maintenant chercher à gagner de l’argent en se tournant vers les universités et les entreprises. « On va leur proposer d’acheter leur espace privé pour faciliter l’intégration de leurs étudiants ou de leurs collaborateurs. Une entreprise qui a d’autres entités dans d’autres pays va ainsi pouvoir connecter ses salariés. » Pour accélérer la vente de son produit en BtoB, la start-up boucle actuellement une première levée de fonds de 200 000 euros. « On a déjà en tête le deuxième tour de table », anticipe Laurie Louvet. Autre source de revenus possible, l’organisation d’événements et de rencontres, déjà initiés à Rennes mais qui vont se multiplier. La jeune entreprise a obtenu le « Prix de l’Académie des Oscars d’Ille-et-Vilaine », à l’applaudimètre, début 2019. Elle est sur le point d’embaucher ses deux premiers salariés : un développeur et un business développeur. Pour sa première année de commercialisation, Leeve vise un chiffre d’affaires de 125 000 euros.

Un des événements rencontres organisé par Leeve à Rennes.
Avec son application de rencontres linguistiques, Leeve veut connecter les expatriés entre eux dans le monde entier. — Photo : Leeve

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