Rennes

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Point de vue Le Stade Rennais rallume la flamme

Par Baptiste Coupin, le 13 juillet 2018

L'édito
L'édito — Photo : Le Journal des Entreprises

Un feu d’artifice au Roazhon Park devant 29 000 spectateurs. Il fallait bien ça, au soir du 19 mai, pour fêter la 5e place du Stade Rennais en Ligue 1, synonyme d’accession directe en Coupe d’Europe (UEFA). Une première depuis 11 ans. Avec un budget de 50 M€, les Rouge et noir font mieux que d’autres clubs pourtant mieux dotés financièrement. A l’instar de Lille (90 M€), Saint-Etienne (68 M€) ou Bordeaux (65 M€). Le Stade Rennais peut même se vanter d’être le premier club à capitaux 100 % français de Ligue 1 si l’on regarde les PSG, Monaco, Lyon et Marseille (dans l’ordre du classement final), qui ont tous à leur capital des intérêts étrangers.

Le Stade Rennais, on le sait, est la propriété de la famille Pinault depuis 1988. Après François Pinault, c’est François-Henri, son fils, qui préside aux destinées du club en tant que dirigeant du groupe Kering (numéro 2 mondial du luxe, 15,5 milliards d’euros de CA en 2017), l’actionnaire unique. Mais le père et richissime homme d’affaires suit de près l’évolution du club et a été à la manœuvre lorsqu’il a fallu écarter le tandem Ruello-Gourcuff à la rentrée 2018 et imposer un nouveau management.

Nommé président du club, Olivier Létang a la culture de « la gagne », lui qui officiait jusqu’alors au PSG comme directeur sportif. Ambitieux, il attend de son équipe qu’elle soit compétitive en Ligue Europa en mettant en place une « organisation performante ». De quoi permettre de fédérer un peu plus un public autour de son équipe. Ainsi que le réseau d’entreprises partenaires, le « Klub affaires ». Une mission, celle-ci, qui revient à Jacques Delanoë, le président non exécutif, Rennais d’origine, ex-PDG d’Euro RSCG 360 basé à Rennes, et fin connaisseur du tissu économique local.

Olivier Létang et Jacques Delanoë. Deux hommes qui n’en espéraient pas tant aussi vite. Mais la dynamique positive est là. Qui ne demande qu’à être entretenue. Lorsque les feux de la Coupe du monde se seront éteints et que le Stade Rennais foulera à nouveau sa pelouse, c’est tout un territoire qui ne demande qu’à vibrer de nouveau !

Ce billet a été publié dans Le Journal des Entreprises n°373, édition Ille-et-Vilaine, juillet-août 2018.

L'édito
L'édito — Photo : Le Journal des Entreprises

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