Ille-et-Vilaine

Environnement

Lacroix Environment ouvre son champ de compétences à l’énergie

Par Baptiste Coupin, le 16 mai 2022

Ayant son siège social en région rennaise, Lacroix Environment (ex-Lacroix Sofrel), équipementier de solutions en télémétrie pour la gestion de réseaux d’eau et de chauffage, évolue désormais comme un acteur à part entière dans le domaine de l’Internet industriel des objets.

Ronald Vrancken, directeur général exécutif de Lacroix Environment. Le dirigeant pousse les feux pour faire de l’entreprise bretonne un leader mondial de l’IoT industriel dans les infrastructures d’eau et d’énergie.
Ronald Vrancken, directeur général exécutif de Lacroix Environment. Le dirigeant pousse les feux pour faire de l’entreprise bretonne un leader mondial de l’IoT industriel dans les infrastructures d’eau et d’énergie. — Photo : Erik Bernard - Lacroix

La marque Sofrel, présente derrière des équipements et logiciels pour le contrôle et la gestion à distance d’installations techniques (réseaux d’eau, de chauffage et d’électricité), vient de fêter ses 50 ans lors d’une grande soirée à Rennes, fin avril. Propriété de l’ETI familiale nantaise Lacroix (4 200 salariés, 501 M€ de CA en 2021) et agissant au service des collectivités et exploitants privés de réseaux, elle est pilotée par Lacroix Environment (ex-Lacroix Sofrel), l’une des trois activités du groupe (avec Lacroix Electronics et Lacroix City, NDLR). Cette entité de Lacroix dédiée à l’eau et à l’énergie est installée à Vern-sur-Seiche, en région rennaise. Elle compte 300 collaborateurs sur cinq sites (Allemagne, Italie, Espagne, Singapour, en plus de la France), dont 180 à Vern, et génère un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros. Lacroix Environment s’est historiquement développé dans le domaine de l’eau, comme équipementier et fournisseur de solutions de télégestion de réseaux d’eau. Un segment business qui représente encore les deux-tiers de son chiffre d’affaires aujourd’hui, devant les réseaux de chaleur. L’entreprise surveille 350 000 ouvrages hydrauliques (châteaux d’eau, stations de pompage, compteurs de quartiers…) dans le monde entier. "Tous les réseaux d’eau de Bretagne, à 95 %, sont contrôlés par des équipements Sofrel", prend pour exemple Roland Crambert, directeur marketing et communication du groupe Lacroix.

Un rachat allemand pour accélérer

Le rachat, début 2019, de l’allemand SAE IT-systems (75 salariés et 15 M€ de CA à l’époque), sœur jumelle de Sofrel dans le domaine des réseaux électriques intelligents (smart grids), a impulsé le changement. Il s’est traduit par l’arrivée, quelques mois plus tard, de Ronald Vrancken comme directeur général exécutif de Lacroix Environment, après 27 ans passés au sein du groupe allemand Siemens dans des postes clés au niveau mondial. Depuis, le dirigeant belge, associé aux choix stratégiques du groupe, pousse les feux pour faire du breton un leader mondial de l’IoT industriel (Internet industriel des objets) dans les infrastructures d’eau et d’énergie. "Notre croissance se trouve dans notre nom, Lacroix Environment, affirme l’intéressé. Nous avons un poids et quelque chose à dire sur des solutions technologiques à proposer à nos clients." Qui plus est dans un monde ou les ressources en eau et en énergie s’épuisent. Son produit Sofrel Neo, capable entre autres de contrôler et d’enregistrer les débits d’eaux distribuées afin de détecter les fuites, a notamment été salué par un prix de l’Innovation lors du salon H2O 2021 à Bologne (Italie). La gestion de réseaux électriques intelligents, nouveau métier pour Lacroix Environment, lui ouvre par ailleurs de nouvelles perspectives sur l’intégration et le pilotage des sources d’énergies renouvelables (solaire, éolienne, biomasse…). "Le marché de la télémétrie dans les réseaux électriques est sept fois plus grand que le marché de la télémétrie dans l’eau. Avec l’acquisition de SAE IT-systems, on s’est payé un très beau ticket d’entrée sur ce marché."
Présente dans une quarantaine de pays dans le monde avec un gros réseau de partenaires, et fléchant l’Amérique du Nord entre autres régions où s’étendre, Sofrel n’a pas fini d’imprimer sa marque dans les 50 prochaines années.

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