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Heyliot connecte les présentoirs et intègre Canon

Par G.B., le 30 juin 2017

Start-up rennaise, Heyliot rend communicants les présentoirs à journaux et magazines gratuits, pour mieux optimiser leur réassort. Déjà partenaires d'un éditeur spécialisé dans l'immobilier, les deux créateurs viennent d'être retenus pour intégrer le nouvel incubateur de l'usine Canon à Liffré, qui pourrait devenir partenaire industriel.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Un capteur niché dans un présentoir à journaux et magazines pour optimiser notamment son réassort : c’est tout l’enjeu d’Heyliot (« Bonjour l’IoT »). Cette start-up rennaise, créée par Cyril Pradel et Loïc Cœurjoly (en photo), devrait favoriser le secteur immobilier, entre autres clients : «  Notre stratégie est de commencer par cette niche ». Un premier éditeur de l’Ouest - Avenue 70 - qui dispose de 200 présentoirs de Nantes à Bordeaux, teste d’ailleurs l’équipement mis au point durant un an. Même si on n’a jamais autant parlé de digitalisation, ces magazines papiers gratuits notamment immobiliers ont le vent en poupe (100.000 présentoirs sur le marché français). « Les grossistes en présentoirs en vendent de plus en plus », confie le duo qui y apporte un œil stratégique grâce à son boîtier connecté avec puce GPS (loué à partir de 2 €/mois), plateforme web pour la gestion et appli mobile pour livreurs. L’intérêt est de pouvoir optimiser les tirages, affiner l’emplacement du présentoir en fonction de sa popularité, alerter en cas de dégradation et même le traquer si vol… En recherche d'un partenaire pour industrialiser son boîtier communicant, le duo a une piste : « Nous allons intégrer à la rentrée le pôle start-ups de Canon à Liffré.»

« Google analytics des présentoirs »

On imagine aisément d’autres usages pour ce « Google analytics des présentoirs », dans les rayons de la grande distribution, les pompes à bières des bars, les festivals, etc. En cours d’étude de leur plan de financement, les deux créateurs ont mobilisé un capital de départ de 15.000 euros qu’ils s’apprêtent à doubler et ils ambitionnent 1,3 million de chiffre d'affaires à trois ans, avec sept emplois. L’Europe est prévue la cinquième année avec 5 à 6 millions d'euros de business total. En 2018, ils prévoient leur première embauche (un électronicien) et une levée de fonds de 200.000 euros au minimum.

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