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FFB Bretagne : Pourquoi créer un centre Bim nomade ?

Par Géry Bertrande, le 08 septembre 2017

La FFB Bretagne est la première fédération au plan national à se doter d'un centre de ressources numériques mobile : 200.000 euros investis pour digitaliser la filière.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Le chantier est colossal, pour un enjeu de taille : digitaliser toute la filière du bâtiment. « Dans moins de cinq ans, tous nos appels d'offres et toute notre facturation seront numériques ; dans moins de trois ans, toutes nos feuilles de paie », indique Hugues Vanel, président de la FFB Bretagne, qui a donc pris les devants en créant son centre de ressources numériques (ou centre BIM pour Building information modeling) mobile. Un investissement de 200.000 euros, dont la moitié est financée par la Région Bretagne, 50.000 euros par le fonds national de solidarité numérique et le reste par la fédération régionale elle-même. « Le Bim va être un tournant, une révolution numérique... Un formidable tremplin pour faire entrer les jeunes dans nos entreprises. La Bretagne est innovante, comme souvent », fait remarquer Jacques Chanut, président de la FFB nationale venu à Rennes le 10 juillet, inaugurer et tester cet outil unique en France et avant tout pédagogique, opérationnel dès septembre 2017. Déjà 750 des 2.500 adhérents bretons de la FFB se sont intéressés au sujet dans l'année qui vient de s'écouler, selon l'organisation professionnelle.

« Gagner en productivité »

L'ambition de la FFB est d'informer et de former les artisans, quelle que soit la taille de leur entreprise, à cette maquette numérique du bâtiment dont le but final est bien de « gagner en productivité, donc en marge », note Hugues Vanel. S'il permettra sans doute de calculer un prix de revient au plus juste, le Bim offre d'abord une multitude d'applications pour simuler, corriger la construction d'un bâtiment, mais aussi évaluer et piloter sa future maintenance. Les architectes et bureaux d'études apprécieront cette vulgarisation de leurs outils...

Le naval déjà à la page

Le Bim doit au contraire créer de nouvelles passerelles entre eux et bien d'autres acteurs, sous un langage commun : IFC. Il ne faudra pas y voir un gadget non plus, argumentent ses défenseurs qui prennent exemple sur la filière navale et notamment les chantiers STX, convertis depuis longtemps au Bim clé de leur compétitivité.

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