Ille-et-Vilaine

Industrie

Face à la hausse des prix du gaz, MMO fait la chasse au gaspillage

Par Baptiste Coupin, le 14 novembre 2022

Le fabricant de lits médicalisés MMO compte une usine de 13 000 m² à Vitré, en Ille-et-Vilaine. Devant l’inflation des prix du gaz, la PME essaie de trouver des solutions pour une consommation de son énergie plus maîtrisée.

La PME MMO, à Vitré, fabrique des lits et du mobilier pour le secteur médical et médico-social.
La PME MMO, à Vitré, fabrique des lits et du mobilier pour le secteur médical et médico-social. — Photo : MMO

La PME MMO, installée à Vitré en Ille-et-Vilaine, conçoit, fabrique et distribue des lits médicalisés et du mobilier à destination des établissements sanitaires et médico-sociaux. "C’est une inquiétude forte mais nous restons confiants", entame Tristan Debry, directeur général, à propos de la hausse des prix de l’énergie. L'entreprise, certifiée origine France garantie, compte 75 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 9,7 millions d’euros.

Fin des prix fixes sur les contrats de gaz

L’énergie représente 5 % du chiffre d’affaires de la PME en 2022, dont 3,2 % rien que pour le gaz. "Notre facture au gaz a bondi de +250 % en un an et nous ne savons pas à quoi nous attendre en 2023 car plus aucun opérateur ne propose de contrats à prix fixe", regrette Tristan Debry. MMO ne devrait donc pas avoir d’autre choix que de signer un contrat indexé sur les prix du marché, sans éléments de précision donc. "Le prix du gaz s’échangeait, fin octobre, à 74 euros du mégawattheure (contre 250 euros en septembre, NDLR). Avec un prix largement au-dessus des 100 euros du mégawattheure, cela serait insoutenable pour nous", avertit le patron vitréen. Tristan Debry a déjà préparé une demande administrative de mise en activité partielle qu’il transmettra aux services administratifs compétents s’il y est contraint.

Pour autant, le dirigeant veut être optimiste et a commencé la chasse aux gaspillages. Dans son usine de 13 000 mètres carrés, MMO a déjà fermé certains bâtiments (1 000 m² économisés), "à l’instar de ce qui se fait dans l’administration", relève Tristan Debry. L’activité de fabrication de dossiers de lits a ainsi été transférée dans des halls déjà occupés. Dans le même temps, la société a mis en place un système qui l’aide à récupérer la chaleur de ses fours pour le pré-séchage et le séchage de ses peintures. "Nous allons ainsi pouvoir répondre à la demande de l’État aux entreprises de réduire de 10 % leur consommation d’énergie. Ça nous prémunit aussi contre les différents scénarios inflationnistes", rend compte le chef d’entreprise.

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