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Dolmen Technologies veut attaquer le marché mondial

Par Virginie Monvoisin, le 04 novembre 2015

En marketing digital, depuis Saint-Grégoire (35), Dolmen Technologies n’en finit pas de grandir. La startup recrute à tour de bras et vise l’international en 2016.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Rien qu’en 2015, Dolmen Technologies à Saint-Grégoire a multiplié par deux ses effectifs, atteignant 50 salariés (dont dix répartis dans des bureaux à Paris et Bordeaux). Une croissance qui a poussé la start-up lancée en 2011 à quitter la rue de Saint-Brieuc à Rennes pour Saint-Grégoire où elle loue 600 m². Un deuxième plateau accolé va lui permettre d’atteindre les 1 200 m² avant la fin de l’année. Car les ambitions de Dolmen sont de multiplier encore par deux son nombre de collaborateurs en 2016, notamment pour s’attaquer à l’international.

L’entreprise propose des solutions de marketing local digital, pour les plus grandes enseignes de la grande distribution en France (Auchan, Leclerc, Carrefour, Cora, Système U, Monsieur Bricolage, Castorama…).

Solution complète

« Notre solution regroupe trois briques, qui sont réunies en une seule, ce qui fait notre différence par rapport à la concurrence, explique David Godest, le dirigeant et fondateur de Dolmen Technologies. La première est l’animation et la collecte de données clients sur les points de vente (grâce à la présence de tablettes tactiles); la seconde est la gestion de cette base de données issue des collectes qui expliquent les comportements d’achat; enfin nous proposons d’exploiter cette connaissance du client pour cibler et personnaliser une communication vers des consommateurs finaux». Le tout avec une approche locale, qui permet de faire revenir le client fidèle encore une fois dans son magasin préféré. «C’est cela qui fait croître le chiffre d’affaires, plus que la recherche de nouveaux clients, considère David Godest. Notre solution apporte un vrai retour sur investissement aux commerçants». Il a déjà testé l’approche globale avec Happy Shop, lancé le mois dernier à Grand Quartier (lire le Journal des entreprises d’octobre).

Un seul dominant en 2019

« Notre approche n’existe pas ailleurs en Europe, nous allons donc aller à l’international. Nous irons d’abord en Espagne, Italie, Allemagne, Grande-Bretagne, dès 2016. Ce sera soit en recrutant des commerciaux, soit en faisant l’acquisition d’entreprises qui travaillent sur l’une de nos briques à l’étranger pour aller plus vite », détaille David Godest. Car pour lui, l’objectif est de «prendre le marché vite, car dans trois ans, il y aura un acteur qui dominera notre activité en Europe. Je souhaite que ce soit Dolmen!» S’il ne communique pas son chiffre d’affaires, le chef d’entreprise espère ainsi une croissance de 150% en 2016, alors qu’il est rentable depuis 2014 (20% de rentabilité par an).

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