Ille-et-Vilaine

BTP

Depuis Rennes, les ardoises espagnoles de Cupa Pizarras visent 50 % du marché français

Par Virginie Monvoisin, le 16 juin 2020

C'est à Rennes que la filiale française de l'entreprise espagnole Cupa Pizarras a fixé sa filiale française il y a trente ans. Elle commercialise des ardoises pour les toitures mais aussi pour des usages innovants. Un nouvel axe de développement pour la filiale qui, malgré la crise sanitaire, veut atteindre 50 % des parts de marché de l'Hexagone à fin 2020.

Hôtel à Paris utilisant des ardoises naturelles de l'espagnol Cupa Pizarras
La filiale française de l'espagnol Cupa Pizarras, basée à Rennes, commercialise des ardoises naturelles pour des toitures et des projets innovants, comme ici pour un hôtel à Paris-Montmartre. — Photo : © Cupa Pizarras

Comme tous les acteurs du bâtiment, le fabricant et distributeur espagnol d’ardoise naturelle pour toitures et façades Cupa Pizarras a été confronté à l’arrêt d’une partie de ses chantiers pendant le confinement. Sa filiale française, basée à Rennes (15 collaborateurs, CA non communiqué), entend poursuivre sa croissance espérée, malgré les difficultés. Le nouveau directeur commercial France, Stéphane Renard, arrivé il y a tout juste un an, s’est fixé comme objectif d’accroître sa présence sur le marché tricolore, premier consommateur d’ardoises du monde. « Dans la lignée d’une année 2019 dynamique et malgré la crise sanitaire, Cupa Pizarras France vise 50 % de parts de marché au terme de l’année 2020 », annonce l'entreprise dans un communiqué.

Liens renforcés pendant le confinement

Pour cela, le groupe ne va plus se contenter de commercialiser les 80 000 tonnes d'ardoises importées dans l’Hexagone depuis l’Espagne chaque année. Deux-tiers d’entre elles sont posées dans le Grand Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Normandie). « Aujourd’hui, l’objectif est de dynamiser notre activité et d’irriguer l’ensemble du pays, en explorant de nouveaux territoires, annonce Stéphane Renard. Nous nous appuyons sur des réalisations d’envergure en cours ou prévues, comme l’Abbaye d’Hautecombe en Savoie, le Palais de la Berbie à Albi, le Palais de la Bourse à Bordeaux, ou encore une façade monumentale enveloppant un très grand hôtel à Lille. Elles sont primordiales pour nous faire connaître. »

Impactée par le confinement, Cupa Pizarras a tout de même continué à travailler pendant toute la période. « Grâce au télétravail, nous avons continué de renforcer nos liens avec les architectes, nos clients négoces et les couvreurs », témoigne Stéphane Renard.

Innovation technique et architecturale à l’appui

En parallèle de ce développement géographique, le dirigeant table sur l’innovation. « Nous souhaitons également promouvoir l’ardoise comme un matériau qui s’adapte aux enjeux d’une architecture moderne et ambitieuse. Nous misons notamment sur le développement de services numériques pour nos clients, une présence en ligne génératrice de business et une aide à la conception par notre service technique dédié. En 2020, nous mettrons particulièrement en lumière l’utilisation de l’ardoise en façade, technique qui permet d’accéder à des régions moins consommatrices d'ardoises. » Cupa propose par exemple un procédé novateur de « façade ventilée  » et le premier panneau solaire thermique en ardoise naturelle utilisant les propriétés du schiste pour transformer le rayonnement solaire en énergie pour la production de chauffage, d’eau chaude sanitaire ou pour le réchauffement des piscines.

Hôtel à Paris utilisant des ardoises naturelles de l'espagnol Cupa Pizarras
La filiale française de l'espagnol Cupa Pizarras, basée à Rennes, commercialise des ardoises naturelles pour des toitures et des projets innovants, comme ici pour un hôtel à Paris-Montmartre. — Photo : © Cupa Pizarras

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail