Ille-et-Vilaine

Innovation

Comment Tessa revisite le concept de la maison en bois

Par Virginie Monvoisin, le 19 décembre 2019

Jérôme Philippe a créé Tessa avec Arnaud Marchand en 2019. L'industriel se positionne sur la construction de maisons en ossature bois. Tous les composants des murs sont biosourcés et assemblés en usine, à La Mézière.

Tessa industrialise le process de fabrication de maisons en bois.
Tessa industrialise le process de fabrication de maisons en bois. — Photo : © Virginie Monvoisin

Le créateur

Quand un communicant, Jérôme Philippe, rencontre un professionnel de la construction, Arnaud Marchand, il en sort un concept novateur. C’est celui de Tessa, mis au point pendant dix ans par les équipes d’Arnaud Marchand, ancien constructeur de maisons individuelles. « Nous avons travaillé ensemble le positionnement et le projet de maisons en ossature bois à haute performance énergétique et à haute valeur écologique. Elles sont conçues avec des matériaux biosourcés, y compris dans l’isolation, détaille Jérôme Philippe, ancien dirigeant de l’agence Communiqués puis directeur associé chez Rivacom à Rennes. Nous travaillons uniquement en B to B ». Les deux dirigeants ont créé leur structure en février 2019, obtenu la garantie décennale en juillet, et posé les premières maisons en octobre.

Le projet

Il s’agit en effet de fabriquer, pour le compte de constructeurs, CMIstes (constructeur maisons individuelles), maîtres d’œuvre, promoteurs, architectes, etc., tous les éléments de maisons à ossature bois. « Nous ne sommes pas des constructeurs mais des industriels », précise le PDG, Jérôme Philippe. C’est comme cela que Tessa sera rentable : en optimisant un système constructif. Après avoir investi 150 000 euros dans la création de la société, obtenu un coup de pouce d’un chef d’entreprise pour un local à Cap Malo (anciens locaux d’Armorgreen), et installé une maison témoin à Pacé, Tessa est prête à avancer. « Nous assemblons tout ce qui peut l’être en atelier : les poutres en bois, l’isolant (fibre de bois), l’habillage extérieur (bardage, enduit…), les cloisons Fermacell (pour l’isolation thermique et acoustique en intérieur), les fenêtres et volets roulants… » Tessa expérimente également un module local technique entièrement fabriqué en usine et qui sera simplement à raccorder à la maison une fois sur le terrain, avec pompe à chaleur, équipement hydroélectrique… Au final, les maisons Tessa sont passives.

Les perspectives

Tessa, co-dirigé par Jérôme Philippe, industrialise le process de fabrication de maisons en bois.
Tessa, co-dirigé par Jérôme Philippe, industrialise le process de fabrication de maisons en bois. - Photo : © Clotilde Audroing

Tessa a également réalisé une levée de fonds de 500 000 € en septembre (auprès d’artisans et d’investisseurs dont Alliance Construction). Avec 17 salariés et un bureau d’études intégré, la jeune société peut fabriquer une maison par semaine. Une machine à commande numérique, française, est arrivée pour gagner en productivité. Car l’objectif est bien là : fabriquer 4,5 maisons par mois en 2020. Depuis le mois d’août, Tessa a installé une vingtaine de maisons dans l’Ouest. « Nous prévoyions au départ 70 maisons par an en cinq ans pour un chiffre d’affaires de 5 M€, mais nous avons déjà 80 projets en précommande pour l’année qui vient », se réjouit Jérôme Philippe, qui table sur une rentabilité dès le deuxième exercice.

Tessa industrialise le process de fabrication de maisons en bois.
Tessa industrialise le process de fabrication de maisons en bois. — Photo : © Virginie Monvoisin

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