Rennes

Numérique

Ce que Niji retient du CES de Las Vegas

Par Géry Bertrande, le 20 janvier 2016

Trois questions à propos du dernier Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas où s'est rendu David-Henri Bismuth, responsable du Lab. Cette cellule R&D, créée début 2015 au sein de l'entreprise rennaise Niji, compte une dizaine d'experts et doit monter cette année à une quinzaine.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Le Journal des Entreprises : Vous étiez visiteur au dernier CES à Las Vegas, avec un rôle de veille, qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

David-Henri Bismuth : C’est la deuxième fois que je m’y rendais. L’an dernier, nous y accompagnions La Poste. Ce sont toujours la taille, l’immensité du lieu et le côté spectacle de l’événement qui marquent le visiteur du CES, un peu à l’image de Las Vegas : que du show ! Ce qui m’a le plus marqué ? La richesse et la créativité des start-up présentes, et particulièrement les françaises. La France était bien représentée, en nombre mais aussi en qualité. On ne voyait que la French Tech.

Quelles innovations pertinentes pour une mise sur le marché retenez-vous ?

D-H.B : Nous entrons dans une nouvelle ère d’« intelligence of things » : les objets ne sont plus seulement connectés, mais vont devenir intelligents, conversationnels, prédictifs, proactifs et interactifs. Ce type d’objets commence à émerger. Ce n’est plus seulement un outil, mais un compagnon, une aide. Le jouet connecté CogniToys de Cognito Labs m’a vraiment bluffé ! Ce petit dragon intègre une technologie d’IBM Watson, d’intelligence artificielle : il peut non seulement répondre à toutes les questions de l’enfant mais va aussi lui poser des questions et, en plus, évoluer avec l’enfant. Autre objet qui m’a marqué : le poste de radio connecté, créé parInvoxia du Breton Éric Carreel. Il intègre un écran sur lequel n’importe quel membre d’une famille peut envoyer des messages, s’informer et même commander des produits grâce à la technologie Alexa d’Amazon.

Quels gadgets écartez-vous ?

D-H.B : Je trouve que les "historiques" n'ont finalement pas sur prendre le pas sur les objets connectés. Meccano, par exemple, présentait des robots inintéressants, alors qu'on voit émerger des robots moléculaires, qui s’auto-assemblent de manière automatique. On nous avait vendu aussi les Telepathy One comme révolutionnaires (Ndlr, les Googles Glasses japonaises)… Un gadget en plastique très lourd et à la résolution exécrable. Globalement, les lunettes connectées étaient décevantes. La qualité des produits et l’expérience utilisateur proposée étaient pitoyables. Il s’agissait de vulgaires copies de Google Glasses… J’ai particulièrement travaillé sur le sujet avec Niji et nous avons toujours des projets, par exemple avec des énergéticiens pour l’information de leurs techniciens terrain ou des équipementiers. Nous attendons d’ailleurs avec impatience les nouvelles versions des lunettes.

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