Ille-et-Vilaine

Politique économique

CCI Ille-et-Vilaine : Jean-Philippe Crocq dévoile les grands enjeux de sa mandature

Par Virginie Monvoisin, le 30 novembre 2021

À la suite des élections consulaires qui se sont déroulées début novembre, Jean-Philippe Crocq a été élu président de la CCI Ille-et-Vilaine. Entouré d’un bureau totalement renouvelé, il inaugure une mandature qu’il place sous le signe d’un ancrage territorial fort. Il en confie ses principaux enjeux et axes incontournables.

Jean-Philippe Crocq, président de la CCI Ille-et-Vilaine.
Jean-Philippe Crocq, président de la CCI Ille-et-Vilaine. — Photo : Baptiste Coupin

Pour faire suite aux élections consulaires qui se sont déroulées début novembre, l’assemblée des 60 élus de la CCI Ille-et-Vilaine s’est réunie le 29 novembre afin de désigner son nouveau bureau. Il est totalement renouvelé. D’abord, sans surprise, puisqu’il était le seul candidat, Jean-Philippe Crocq, dirigeant d’Ocene, a donc été élu président de la CCI Ille-et-Vilaine. À ses côtés, Laurent Jolly (Cupyou Rennes) est élu vice-président commerce et Béatrice Lachalarde Montay (Groupe Guisnel) vice-présidente services (et présidente de la délégation de Saint-Malo). Sept autres membres composent le nouveau bureau : Rachel Lucas (présidente de la délégation de Redon - Ets Perin et Cie), Jean-Michel Galle (président de la délégation des Marches de Bretagne - Entreprise Galle), Jean-Philippe Roudier (trésorier - Alzeo Environnement Ouest), Benoît Cabanis (trésorier adjoint - Luce Hydro), Jean-François Esnée (secrétaire et suppléant du président à la CCI France - Karys), Alexandre Brandt (secrétaire adjoint - 4B Numérique) et Véronique Raffray (en charge de la formation - SAS de l’Avenir).

Une connaissance accrue des territoires

La nouvelle équipe, en place pour cinq ans, va très bientôt définir son plan d’action. D’ores et déjà, Jean-Philippe Crocq imprime sa patte. Lors de son installation officielle dans ses nouvelles fonctions, le chef d’entreprise fougerais s’est satisfait de la "mutation" de la CCI, qui a désormais à sa tête un non-Rennais. "Aujourd’hui on a une CCI qui existe avec une métropole, certes, mais aussi des territoires, avec leurs différences, souligne le nouveau président. Les commerçants malouins n’ont pas les mêmes problèmes que les commerçants fougerais ou rennais. Et c’est la même chose pour ce qui est de l’aménagement du territoire. À Fougères, on parle de contournement quand à Rennes on est en train de parler de l’aménagement des mobilités dans le centre-ville. Notre accompagnement est complètement différent d’un territoire à un autre."

La formation comme clé pour la croissance

Pour accompagner au mieux les entreprises Jean-Philippe Crocq compte accentuer l’action de la CCI dans le domaine de la formation. "Nous peinons aujourd’hui à trouver les compétences nécessaires à notre croissance ou même au renouvellement de nos forces vives, constate-t-il. La formation est une des clés pour nous permettre d’aller chercher ces compétences qui nous manquent dans les entreprises."

Aider les entreprises à faire plus avec moins de mètres carrés

Un autre enjeu de taille pour la mandature qui démarre est celui du foncier économique. "La zéro artificialisation qui s’impose à nous va nécessairement accentuer la pression foncière sur nos entreprises, estime Jean-Philippe Crocq. Il est hors question que les entreprises soient les perdantes de cette nouvelle donne ! Il va falloir accompagner les entreprises pour les aider à faire plus avec moins de mètres carrés. C’est possible ! Nous devons aussi militer et nous battre pour défendre l’intérêt de nos entreprises, pour éviter que des friches, par exemple, subventionnées par l’État pour créer des habitats, ne soient pas des mètres carrés économiques qui disparaissent. Il faut une forme de compensation de façon que le développement de nos économies, et notamment de l’industrie, reste au rendez-vous."

Engagé aux côtés de ses ressortissants bretilliens, le président de la CCI Ille-et-Vilaine entend également obtenir la poursuite de la gestion de l’aéroport de Rennes, "équipement structurant pour notre économie." Le renouvellement de la DSP (délégation de service public) doit en effet intervenir au cours de sa mandature.

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