Ille-et-Vilaine

Biens de consommation

Carl Zeiss Vision France : le site de Fougères y voit plus clair

Par David Thomas, le 02 décembre 2016

Après une baisse de près de 50 % de son business en 2014 et une restructuration qui a vu 116 départs sur le site de Fougères, en Bretagne, le spécialiste des produits optiques et opto-électroniques Zeiss va mieux et réinvestit.

Photo : jlaatz - Pixabay CC0

« Notre stratégie pour remonter la pente a marché », se réjouit Nicolas Sériès, directeur général de Zeiss Vision Care, basée à Fougères. Touchée de plein fouet en 2014 par le départ de son client principal vers la concurrence, causant une chute brutale de son chiffre d'affaires de 50 %, l'entreprise a dû faire face à une restructuration, qui a laissé 116 collaborateurs sur le carreau.

Rebonds

Depuis cet épisode « traumatisant, autant pour les partants que pour ceux qui sont restés », Zeiss a fait des choix payants. Si la production quotidienne est passée de 9.000 à 3.500 verres, les chiffres au 30 septembre 2016 témoignent de la bonne santé retrouvée sur le site fougerais : le chiffre d'affaires a bondi de 60 %, presque équivalent à celui de 2013 (à 76 M?), la base clientèle a grimpé de 40 %, passant de 2.000 à 2.800 clients (exclusivement en B to B), dont « 1.500 considérés désormais comme bons ou très bons clients, au lieu de 700 auparavant ». Et 70 salariés sont arrivés ; 8 seulement en CDI mais d'autres embauches devraient suivre en 2017.

6,7 millions d'euros investis en 2016

« Pour les CDI, on doit encore être sûr de la pérennité de l'activité. Aujourd'hui, notre usine est saturée, mais nous n'avons pas une stratégie à grossir la production mais plutôt d'aller vers du haut de gamme, en faisant des gains de productivité », poursuit Nicolas Sériès. En deux ans, donc, le verrier est passé du marasme à l'exemplarité, en misant sur les verres haut de gamme « Origine France Garantie », comme les modèles DriveSafe et Digital Adapt.

Nouvelles machines

Un investissement de 6,7 millions d'euros a été consenti en 2016 pour accompagner ce changement de cap. « Il a fallu réorganiser et réinvestir dans l'usine, indique le dirigeant. Pour un coût de 2,8 millions d'euros, dont 1,2 million dans de nouvelles machines. Pour répondre au challenge du marché très compétitif. Puis, il a aussi fallu trouver de nouveaux débouchés, de nouveaux marchés, de nouveaux clients, en se plaçant sur le champ de l'innovation. Nous nous sommes aussi focalisés sur notre capital marque, en injectant 3,9 millions dans la communication. » Des spots TV notamment doivent permettre à la marque une nouvelle visibilité. L'idée étant évidemment de peser face à Essilor, leader en France.

Photo : jlaatz - Pixabay CC0

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