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Blacknut : Le Netflix rennais du cloud gaming joue sa carte

Par Géry Bertrande, le 02 décembre 2016

Installée à Rennes et Paris, la start-up qui mise sur le jeu en ligne à la demande vient de boucler une levée de fonds de 600 000 euros et en prévoit déjà une autre.

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Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

A côté de la VOD (video on demand), il y a aussi le « game on demand ». Comme Netflix pour les films et séries à regarder partout, Blacknut veut devenir LA même référence pour le jeu vidéo en ligne : le cloud gaming. « Le dernier média qui n'est pas dématérialisé, c'est le jeu ! Nous sommes Netflix pour la dématérialisation, la console Wii en terme de cible - de l'enfant au senior -, et Canal+ pour l'esprit impertinent et la logique éditoriale », s'amuse Olivier Avaro, son président cofondateur de 48 ans, ex-ingénieur d'Orange formé à Telecom Bretagne qui l'héberge aujourd'hui. Blacknut est un câble virtuel entre le jeu et l'écran. Seule contrainte : une bonne connectivité requise.

1 800 jeux dans 18 mois

Né en janvier 2016 à Rennes où est basée sa R&D, l'acteur breton présent également à Paris pour le commerce (avec six de ses onze salariés), mise sur une première base de 200 jeux pour le printemps 2017 : son lancement précommercial... et 1 800 dans 18 mois, selon une « logique d'acquisition rapide ». Car Blacknut doit négocier les droits auprès des éditeurs, qui se laissent convaincre par ce nouveau canal de distribution en plein essor. Ses clients, les opérateurs internet, peuvent coupler ce service à leur offre. Sa profondeur de catalogue fera la différence, avec un accès simple, sans temps de latence. « On clique, on joue ! »

Un terrain de jeu mondial

C'est tout l'enjeu de ce nouvel acteur, qui entend jouer dans la cour des grands leaders mondiaux. « C'est jouable ! », sourit Olivier Avaro. Ses concurrents sont l'un américain, l'autre espagnol... Le retrogaming a le vent en poupe. D'anciennes consoles refont leur apparition dans les rayons et donc au pied du sapin de Noël. « La vision est internationale mais nous nous lançons d'abord en France, puis en Europe et aux USA, en Russie... » Pour l'instant, la plateforme rennaise est en phase de test.

Levée de fonds de 5 à 10 millions d'euros

Pour se lancer, Blacknut a investi 500 000 euros. La société vient de lever avec succès 600 000 euros, au-delà de ses espérances, via notamment le crowdfunding sur la plateforme bretonne GwenneG. Un tour de table est en cours de finalisation pour une surface financière globale de quelque deux millions d'euros. « Nous ferons une deuxième levée de fonds de lancement fin 2017 ou début 2018, entre cinq et dix millions d'euros », confie Olivier Avaro qui discute avec de gros opérateurs telecom, mais aussi des fabricants de TV connectées comme LG, Samsung... Il doit nouer aussi des partenariats avec des fournisseurs de matériel comme les manettes de jeu. D'ici à cinq ans, Blacknut vise les 500.000 abonnés, soit 40 à 50 millions d'euros de recettes, rien qu'en France. Dans un an, ils seront aussi 20 à 30 salariés. « Nous recrutons actuellement une personne par mois et poursuivront ce trend en 2017 », souligne Olivier Avaro, adepte du « cross-mentoring » (ou tutorat), qui recherche surtout des profils d'ingénieurs « avec une dimension humaine très importante »

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