Rennes

Technologies

Artefacto connaît un nouvel essor réel sur le virtuel

Par Géry Bertrande, le 13 mars 2017

La société rennaise de Valérie Cottereau connaît un boom d'activité depuis quelques mois, grâce à de nouveaux outils de réalité augmentée et virtualisation pour le patrimoine, mais aussi l'industrie et l'immobilier. Artefacto a ainsi signé un partenariat avec SeLoger.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Une « reprise forte et nette » depuis septembre 2016, c'est ce que ressent Valérie Cottereau aux commandes de son entreprise Artefacto, à Betton. Après deux années plutôt calmes, les prises de décision sont aujourd'hui plus rapides quant aux projets de réalité augmentée défendus par cette PME d'une quarantaine d'experts, pour deux à trois millions d'euros de chiffre d'affaires.

Au musée Caillebotte

L'immobilier, comme l'industrie, représente 40 % de leur activité. Les 20 % restants sont assurés par des prestations sur le patrimoine : des parcours de visite enrichis en mobilité. Derniers projets en date : la maison Pasteur dans le Jura et le musée Caillebotte qui ouvre en juin en région parisienne. Artefacto a virtualisé les pièces de la maison sur deux niveaux et propose une application comme elle sait les faire avec animation, version anglaise, images d'archives... Les visiteurs découvriront de façon inédite la maison où vécut le peintre dès 1860.

Les industriels aussi

Artefacto s'était déjà illustré à Paris au Museum d'histoire naturelle, au Grand Palais, au Couvent des Jacobins de Rennes, etc. Ces projets sont une belle vitrine pour l'entreprise bretonne, moins visible en immobilier et industrie, et pourtant ! Veolia, DCNS, Alstom et d'autres grands groupes font appel à elle pour virtualiser leurs plans et process. « Un pôle qui est en train de se développer », atteste Valérie Cottereau qui réalise aussi des applications pour montrer le fonctionnement de machines outils, avec formation sans risque de l'opérateur. Leurs fabricants sont devenus des clients récurrents. Pour la maintenance aussi.

Catalogues augmentés

Jamais Valérie Cottereau n'aurait imaginé un jour réaliser un outil virtuel pour un fabricant de bobines métalliques transformées en gouttière. C'est aujourd'hui une réalité et le BTP a fait son entrée chez Artefacto. « Nous avons aussi beaucoup de demandes depuis fin 2016 sur le catalogue augmenté », confie la dirigeante rennaise. « Un signal fort » selon elle qui prévoit une forte croissance dans le machinisme. Soit autant d'outils d'aide à la vente. L'agroalimentaire n'est pas en reste, « un monde qui s'ouvre ». Les visites à 360º d'entreprises industrielles multisites servent à l'intégration de nouveaux salariés, mais aussi à jouer la transparence vis-à-vis des clients et fournisseurs. L'image sert à toucher du doigt ce que les normes sanitaires contraignent de plus en plus. Artefacto l'a aussi compris et maîtrisé. La PME a notamment travaillé avec le Centre culinaire contemporain de Rennes pour le salon de la gastronomie de Lyon, le Sirha.

Partenaire de SeLoger

De même dans l'immobilier, les acteurs ont besoin d'images pour vendre. Sa clientèle compte des promoteurs, spécialistes de l'immobilier d'entreprise et résidentiel, mais aussi des galeries commerçantes et du retail. Artefacto se positionne actuellement sur le projet de réhabilitation de la gare de Nantes. L'entreprise vient également de signer un partenariat annuel clé avec le site leader www.SeLogerNeuf.com. « Nous avons développé un outil cobrandé de visualisation 3D des biens. Nous apportons un service positif aux clients. Une offre qui doit se déployer sur 2017... », explique Valérie Cottereau qui en conserve l'hébergement. Le potentiel est énorme, avec une récurrence. « C'est une révolution pour nous ! », sourit-elle.

Un VIE à New York

Les projets immobiliers l'emmènent jusqu'aux États-Unis. « Nous y avons signé un contrat de 50 000 euros, grâce notamment à un VIE (volontaire international) à New York depuis juin 2016 », se félicite Valérie Cottereau. Son objectif en terme de business sur place : 500 000 euros sous 18 mois. « C'est un marché porteur où il faut de la création de valeur. » L'axe USA-Québec est également dans sa ligne de mire. Autant de projets qui doivent lui permettre d'assurer sa rentabilité.

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