Saint-Malo

Agroalimentaire

Aisprid en pince pour les fruits et légumes

Par Virginie Monvoisin, le 28 octobre 2021

Co-fondée à Saint-Malo par Nicolas Salmon, Pierre-Edouard Hannoush et Morgan Kervoern, Aisprid conçoit des robots autonomes dédiés à la récolte de fruits et légumes. En 2022, grâce à sa première levée de fonds, elle va accélérer sa R & D, industrialiser et recruter.

Pierre-Edouard Hannoush, Nicolas Salmon et Morgan Kervoern, cofondateurs et associés d’Aisprid, ici dans une serre de fraises. Leur robot en facilite la récolte.
Pierre-Edouard Hannoush, Nicolas Salmon et Morgan Kervoern, cofondateurs et associés d’Aisprid, ici dans une serre de fraises. Leur robot en facilite la récolte. — Photo : Aisprid

Les créateurs

Aisprid est né dans l’esprit de Nicolas Salmon. Après avoir passé sept ans à Londres dans le trading algorithmique et l’intelligence artificielle, le Rennais revient en Bretagne où il travaille dans le marketing prédictif, pour Advalo. Il y rencontre Morgan Kervoern, ingénieur logiciel, son futur associé. "Je voulais m’investir dans un sujet où il y aurait un vrai enjeu pour l’humanité, raconte Nicolas Salmon. L’un des besoins essentiels est de manger. En allant à la rencontre de producteurs, j’ai compris que leur problème est de trouver de la main-d’œuvre." Avec un autre ami, Pierre-Edouard Hannoush, ingénieur mécanique chez BA Systèmes, l’équipe se lance dans la réalisation d’un prototype de robot armé d’intelligence artificielle. Sa mission sera d’automatiser des tâches de récolte de fruits et légumes.

Le produit

Après des essais sur de fausses fraises dans leur garage, les trois compères créent officiellement Aisprid en avril 2020. Sur le marché des robots, le petit Malouin se distingue par son logiciel qui permet à une pince d’être la plus précise, délicate et rapide possible dans la récolte. Doté de plusieurs caméras, d’un bras articulé, d’une pince bientôt brevetée et d’une base mobile, le robot se déplace en autonomie dans les allées de serres. "Nous avons effectué nos tests sur des fraises, mais nous nous orientons vers une série industrielle pour le marché de la tomate, où les serres sont plus importantes et standardisées", annonce Nicolas Salmon. La force d’Aisprid réside également dans le service apporté à l’agriculteur : "pour l’équivalent du coût d’un salarié, nous mettons le robot à sa disposition et nos techniciens supervisent les éventuels incidents". Objectif : garantir une longue vie à ces robots made in Grand Ouest.

Les perspectives

Aisprid a réalisé une première levée de fonds de 4,6 millions d’euros en juin, faisant entrer Demeter, Go Capital, Breizh Up et des partenaires bancaires au capital. "Nous allons ainsi pouvoir travailler sur la performance de notre robot, souligne Nicolas Salmon. Après les tomates, nous allons nous intéresser aux concombres, poivrons, aubergines, courgettes… Tout ce qui pousse en serre. Nous allons également industrialiser nos process, notre logiciel et nos outils de production". Pour grandir, Aisprid va devoir quitter la pépinière l’Odyssée et recruter des techniciens et des commerciaux. De 10 actuellement, l’effectif devrait atteindre la trentaine de collaborateurs l’année prochaine.

Pierre-Edouard Hannoush, Nicolas Salmon et Morgan Kervoern, cofondateurs et associés d’Aisprid, ici dans une serre de fraises. Leur robot en facilite la récolte.
Pierre-Edouard Hannoush, Nicolas Salmon et Morgan Kervoern, cofondateurs et associés d’Aisprid, ici dans une serre de fraises. Leur robot en facilite la récolte. — Photo : Aisprid

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