Lille

Accompagnement

Sparkling Partners professionnalise la création de start-up

Par Elodie Soury-Lavergne, le 11 février 2022

Fondé à Lille en 2015, le start-up studio Sparkling Partners est à l'origine de la création d'une vingtaine de start-up. Cette fabrique de jeunes entreprises innovantes, qui a une quinzaine d'autres projets sous le coude, bénéficie du soutien de dirigeants aguerris pour professionnaliser la création d'entreprise et la financer.

Martin Toulemonde, cofondateur et codirigeant du start-up studio lillois Sparkling Parners.
Martin Toulemonde, cofondateur et codirigeant du start-up studio lillois Sparkling Parners. — Photo : Elodie Soury-Lavergne

Ex-fondateur de Chronodrive, Martin Toulemonde dirige Sparkling Partners, à Lille, un start-up studio qu’il a lancé en 2015, aux côtés de Charles Perrard. Cette entité de 7 salariés est une fabrique à start-up, qui se veut généraliste. Elle a déjà donné naissance à une vingtaine de jeunes entreprises, surtout en région, mais aussi là où les opportunités sont présentes. "Notre ambition est de démultiplier ce chiffre. Nous avons une quinzaine de start-up prêtes à être lancées", annonce Martin Toulemonde.

Deux modes de création de start-up

"Ce n’est pas forcément le porteur de l’idée qui est le meilleur porteur de projets", souligne l’entrepreneur, qui entend professionnaliser la création de start-up. Sparkling Partners compte deux modus operandi. Le premier est de s’appuyer sur sa propre créativité. Le start-up studio réalise en permanence de la veille sur l’entrepreneuriat, conçoit des idées de start-up et les peaufine, sachant que "toutes n’aboutissent pas, car parfois le marché n’est pas assez profond, ou il y a des barrières à l’entrée, etc.". Une fois l’idée validée, Sparkling Partners s’emploie à trouver le bon porteur de projets, à savoir une personne avec une envie d’entreprendre forte, "mais qui n’a pas forcément la bonne idée ou ne souhaite pas se lancer seule. Nous incubons ces start-up jusqu’à ce qu’elles atteignent 3 à 5 salariés".

Le second mode, en plein essor, consiste à cofonder une start-up avec un grand groupe. Le start-up studio a ainsi récemment créé Sincera, une jeune entreprise lilloise qui entend populariser la protéine végétale. Elle a été lancée avec Ternovéo (220 salariés, 374 M€ de CA en 2020), une filiale du groupe agricole Advitam, basé à Arras. "De plus en plus de groupes viennent frapper à notre porte, car il ne suffit pas de mettre des tables de ping-pong et des poufs pour innover".

Un accompagnement opérationnel

Si les start-up studio sont désormais "à la mode", reconnaît Martin Toulemonde, Sparkling Partners tire son épingle d’une création précoce, couplée au soutien d'une dizaine de dirigeants aguerris comme Christophe Bonduelle, Damien Deleplanque (ex-dirigeant d’Adeo), Jean-Derreumaux (dirigeant fondateur d’ETO), Thierry Petit (dirigeant fondateur de Showroom-privé), etc. Ce tour de table lui a permis de disposer dès le départ de 10 millions d’euros à investir. "La ressource financière est un élément clé. Aux États-Unis, les start-up studios démarrent en moyenne avec 50 millions d’euros".

La vingtaine de start-up déjà lancées représente 250 emplois créés et un chiffre d’affaires cumulé d’une vingtaine de millions d’euros, "une donnée qui évolue très vite". Le start-up studio en est chaque fois le cofondateur opérationnel. Contrairement à un fonds, il n’a pas vocation à sortir du capital après un certain temps, mais quand la valorisation est optimale. Pour la start-up Delitoon, qui édite des mangas, son rachat par un groupe coréen s’est ainsi traduit par "un fois huit". D’ici trois ans, d’autres start-up doivent sortir, ce qui permettra de financer la quinzaine de projets sur la table. Martin Toulemonde évoque "un seul échec" parmi toutes les start-up lancées. Et parmi les plus prometteuses, il cite Javelot, dans l’agritech ou encore Newcard, dans l’e-santé.

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition