Lille

Agroalimentaire

So'Nigiri veut imposer les onigiris japonais à la pause déjeuner

Par Jeanne Magnien, le 11 juin 2019

Alexis Gérard a importé en France l’onigiri, un casse-croûte traditionnel japonais composé de boulettes de riz garnies. Sous la marque So'Nigiri, élaborée dans son atelier de Bondues (Nord), il veut s'imposer dans la grande distribution pour faire de l’ombre au traditionnel sandwich.

En-cas traditionnel japonais appelé onigiri
Alexis Gérard a importé en France un en-cas traditionnel japonais appelé onigiri, une grosse boulette de riz garnie. Il veut imposer sa marque So'Nigiri en grande distribution. — Photo : So'Nigiri

Le créateur

Ingénieur en développement durable, Alexis Gérard, originaire de l'Oise, nourrit depuis l’adolescence l’envie d’entreprendre. Mais la bonne idée se fait attendre, jusqu’à ce que son épouse, lors d’un séjour au Japon, découvre les onigiris. Ces en-cas traditionnels, aussi faciles à emporter et à manger que nos sandwichs, sont constituées d'une grosse boulette de riz de forme triangulaire, farcie de différentes garnitures et enveloppée d’une feuille d’algue nori. L’idée d’importer ces saveurs en France fait peu à peu son chemin. L'entreprise Horizon des Mets et la marque So'Nigiri voient le jour fin 2016, à Bondues (Nord), et ses premiers onigiris sont vendus début 2017.

Le concept

So’Nigiri ambitionne de se faire une place au rayon « snacking » de la grande distribution. Alexis Gérard a élaboré pour le moment six recettes, dont une saisonnière, susceptibles de plaire aux palais français tout en rappelant les racines nippones du produit : thon-mayonnaise wasabi, avocat-yuzu, saumon teriyaki… « Nous ne travaillons qu’avec des produits frais, cuisinés dans notre laboratoire. Toutes nos garnitures sont cuites, et non pas crues comme souvent au Japon. C’est une façon de nous différencier des sushis, de rassurer les consommateurs et d’assurer une date limite de consommation de cinq jours, le minimum pour travailler en grande distribution », résume le dirigeant. Ses onigiris sont aujourd'hui vendus dans une quarantaine de points de vente à Lille, dans des supermarchés, au sein des espaces de restauration rapide de plusieurs grandes entreprises de la région, ou encore, à Lille Grand Palais. So’Nigiri devrait dépasser les 200 000 pièces écoulées cette année.

Les perspectives

« Pour moi, le pari est réussi, car nous avons pu faire rentrer l’onigiri dans le quotidien des Français, en apportant un vrai renouveau dans le snacking », se réjouit Alexis Gérard. La profession ne s’y est d’ailleurs pas trompée, puisque So’Nigiri a reçu en 2018 le prix « Praticité » décerné par Food Créativ, le concours régional de l’innovation agroalimentaire. La TPE a ainsi pu exposer au Salon international de l’alimentation de Paris en 2018, où elle a également été distinguée parmi les meilleures innovations culinaires. La marque compte désormais monter en puissance. Début 2019, l’entreprise s’est lancée à Paris, dans une quinzaine de points de vente pour le moment. Alexis Gérard, qui ne communique ni chiffre d’affaires, ni prévisionnel, a investi dans une machine qui va lui permettre de franchir « un gros palier d’industrialisation », en restant pour le moment à trois salariés. Et il songe déjà à se diversifier au travers d’autres produits.

En-cas traditionnel japonais appelé onigiri
Alexis Gérard a importé en France un en-cas traditionnel japonais appelé onigiri, une grosse boulette de riz garnie. Il veut imposer sa marque So'Nigiri en grande distribution. — Photo : So'Nigiri

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