Valenciennes

Plasturgie

Nidaplast muscle sa production de structures en nid d’abeilles avec sa nouvelle usine

Par Julie Dumez, le 16 novembre 2022

Au terme d’un investissement de 13 millions d’euros, Nidaplast, fabricant de structures en nid d’abeilles en thermoplastique pour la régulation des eaux pluviales et l’aménagement paysager, dispose d’un nouveau site de production près de Valenciennes.

Vincent Pirson, directeur général de Nidaplast à Fresnes-sur-Escaut.
Vincent Pirson, directeur général de Nidaplast à Fresnes-sur-Escaut. — Photo : Julie Dumez

Stabilisateurs de graviers et autres supports de sols synthétiques sortent tout juste des trois nouvelles presses à injecter. À Fresnes-sur-Escaut près de Valenciennes, la nouvelle usine Nidaplast (95 salariés, 22 millions d’euros de CA attendus en 2022) a désormais trouvé son rythme de croisière après un déménagement de plusieurs mois cet été. “Nous étions à Thiant dans un site ancien mais nous voulions nous développer, toujours dans le Valenciennois pour garder nos collaborateurs”, se remémore Vincent Pirson. Le dirigeant de nationalité belge a acquis Nidaplast en 2019 auprès du groupe Etex basé à Zaventem en Belgique (3 Md€ de CA en 2021, 12 000 salariés). En développeur, il ficelle rapidement son projet de modernisation. “C’est tombé pendant le Covid, notre dossier était prêt, nous avons ainsi pu bénéficier de 800 000 euros de subvention au titre du plan France Relance.” Une aide bienvenue également octroyée à la faveur de la relocalisation d’une partie de la production, jusqu’à présent réalisée à l’étranger. L’occasion de faire quelques économies de gaz à effet de serre en supprimant les 300 camions de transport qui livraient jadis cette production dans le Nord.

Réduire la facture énergétique

La destinée de Nidaplast se joue désormais sur l’ancien site d’Hamon D’Hondt, sous-traitant de l’industrie pétrolière, lieu qu’il a fallu lourdement remettre aux normes avant d’accueillir le parc machines. Afin d’améliorer productivité et qualité de travail, l’outil de production a été robotisé via un investissement majeur de 7 millions d’euros. “Nous en avons profité pour mettre en place de nouveaux équipements pour réduire notre facture énergétique”, énumère Vincent Pirson qui a opté pour un groupe froid centralisé capable de réinjecter la chaleur dans ses bâtiments, et envisage déjà l’installation de panneaux photovoltaïques.

Labellisé More, pour “Mobilisé pour recycler”, Nidaplast utilise plus de 60 % de matière recyclée dans sa production et broie sur site la quasi-totalité de ses déchets plastiques pour mieux les réutiliser. “Nous avons un rôle à jouer pour intégrer le maximum de matière recyclée, ce que nous allons faire en accompagnant la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) Bâtiment”, s’engage le patron.

Développer l’innovation et l’export

Les clients de Nidaplast ? Les distributeurs de matériaux pour les travaux publics intéressés par des produits tels que des stabilisateurs de graviers et autres solutions de gestions des eaux pluviales en forme de nid d’abeille. Par ailleurs, les industriels des secteurs du bâtiment, des transports, du nautisme plébiscitent les âmes (sorte de panneaux, NDLR) multifonctionnelles nécessaires à la fabrication de panneaux sandwichs structurels et légers, toujours grâce leur structure en nid d’abeille. Aujourd’hui, si la majorité du chiffre d’affaires résulte des ventes françaises, Vincent Pirson entend bien équilibrer à 50/50 ses résultats avec l’export. Il mise pour cela sur la diversification de sa gamme de produits, lui qui tient comme boussole “l’innovation comme priorité absolue, clé de la réussite et du développement”. Et une philosophie qui ne change pas quelle que soit la conjoncture économique : “Téméraire dans les ambitions, prudent dans la gestion”.

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