Dunkerque

Industrie

Liévin méthanisation va produire du gaz à partir de déchets alimentaires

Par Elodie Soury-Lavergne, le 06 décembre 2019

La SARL Liévin méthanisation, installée près de Dunkerque, annonce un investissement de 3,5 millions d'euros dans une nouvelle unité de méthanisation. A partir de déchets alimentaires (20 000 à 30 000 tonnes par an), celle-ci va produire du biogaz directement utilisable dans le réseau de gaz, voire dans des stations-service. Les travaux doivent démarrer courant 2020.

Vue d'une unité de méthanisation.
Vue d'une unité de méthanisation. — Photo : GRDF

L’entreprise Liévin méthanisation, basée à Volckerinckhove (Nord), consent un investissement de 3,5 millions d’euros dans une nouvelle unité de méthanisation, dont les travaux démarreront en 2020. A partir de déchets alimentaires, celle-ci va produire du biogaz directement utilisable dans le réseau de gaz, voire dans des stations-service. C’est un pas supplémentaire pour Liévin méthanisation, qui a commencé à produire du biogaz en 2017, pour le transformer en électricité. Cette société est située sur une exploitation agricole familiale, gérée par trois frères, éleveurs Porcins.

Les premiers pas

Liévin méthanisation affiche déjà une unité en fonctionnement depuis 2017. Un équipement né de la volonté de faire des économies. Avec 300 truies à leur actif, les trois agriculteurs devaient désodoriser chaque année près de 6 500 m3 de lisier, ce qui représentait une charge financière de plus de 3 000 euros par an. Au terme six années de réflexion, ils ont donc mis en service, via la SARL Liévin, une unité de méthanisation qui fonctionne sur le principe de la cogénération. Leur lisier sert à la production d’un biogaz, qui est à son tour envoyé vers un moteur de cogénération, qui génère de l’électricité à hauteur de la consommation annuelle de 600 foyers de quatre personnes.

Vers une nouvelle unité de méthanisation

Forts de cette première expérience, les agriculteurs ont souhaité aller plus loin. Ils annoncent un investissement de 3,5 millions d’euros dans une nouvelle unité de méthanisation. Cette fois, le biogaz produit ne servira plus à produire de l’électricité mais sera utilisé directement en tant que gaz. « Cette unité de méthanisation est bien plus ambitieuse que la première, car nous allons nous servir, non plus seulement de notre lisier, mais surtout de déchets alimentaires que nous allons collecter dans les cantines scolaires, les restaurants et les entreprises agroalimentaires de la région », précise Stéphane Liévin, codirigeant de l’entreprise.

Cette nouvelle unité va utiliser 20 000 à 30 000 tonnes de déchets alimentaires par an, pour produire 20 nm3 de biogaz par heure. Grâce à une convention signée avec GRDF, pour une durée de 15 ans, ce biogaz sera injecté dans le réseau de gaz à hauteur de 5 à 15 %. Une autre partie pourrait être envoyée vers une station-service de GNV (Gaz Naturel pour Véhicules), destinée aux poids lourds et véhicules légers. « Le transport routier est lui aussi en train de faire sa mutation. À l’avenir, de plus en plus de camions fonctionneront au GNV. Nous avons donc tout intérêt à nous positionner sur ce secteur dès maintenant », commente Stéphane Liévin.

Vue d'une unité de méthanisation.
Vue d'une unité de méthanisation. — Photo : GRDF

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