Lille

Mécanique

L'entreprise Salti peine à recruter

Par E.S.-L., le 14 septembre 2017

Loueur de matériel pour les professionnels de l'industrie et du BTP, Salti peine à recruter des mécaniciens et lance un appel.
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Si la mécanique automobile a le vent en poupe, il n'en va pas de même pour la mécanique d'engins. En France, 1.500 postes sont à pourvoir tous les ans, en alternance, et ne trouvent que 800 à 900 preneurs. « Près de 3.000 postes de techniciens sont également vacants chez des loueurs ou des distributuers", regrette Hervé Rebollo, secrétaire général de la fédération des matériels de construction et de manutention. Et même avec de nombreuses actions de communication, rien n'y fait. "Le message est compliqué à faire passer. On parviendra peut-être à attirer les jeunes le jour où on fera des courses de nacelles... » ironise Hervé Rebollo. En attendant les écoles ne sont pas remplies et peuvent selon lui accueillir des candidats jusqu'en octobre ou novembre.

Salti recrute six mécaniciens en France

Cette pénurie de main-d'œuvre affecte les entreprises du secteur, comme l'ETI familiale Salti (CA : 72 millions d'euros, 350 salariés). Basée à Lille, celle-ci compte 36 agences en France et avec l'ouverture moyenne de trois nouvelles agences par an, l'activité augmente et l'entreprise a donc besoin de plus de mécaniciens d'engins, qu'elle peine à recruter. Actuellement, 6 postes sont à pourvoir sur toute la France, dont 1 à Lomme. « Quand nous manquons de mécaniciens, les temps de réparation et de maintenance sont plus longs et les machines sont donc moins souvent chez les clients », explique Barbara Thesse, DRH chez Salti. L'idéal, pour cette ETI nordiste, est de recruter des mécaniciens en alternance, afin de les former   directement dans ses ateliers de Lomme et Marcq-en-Barœul. « Nous prenons à tous les niveaux : bac pro, BTS, etc. Il nous est même arrivé d'avoir des licences sur des maintenances un peu spécifiques », ajoute la DRH. Mais à défaut d'un nombre suffisant de candidats, l'entreprise recrute également des mécaniciens expérimentés. « Les jeunes ne connaissent pas nos métiers. Nous offrons pourtant des CDI avec des salaires intéressants, entre 1.800 et 2.000 euros en fonction de l'expérience », regrette-t-elle.

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