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Distribution

Le repreneur de Phildar, PP Yarns, investit pour se développer

Par Carine Mandère, le 15 septembre 2022

Après la reprise des deux enseignes de mercerie Phildar et Pingouin en 2020, PP Yarns confirme sa transformation. Avec un résultat positif en 2021 qui devrait être maintenu cette année, l’entreprise installée à Roubaix poursuit son plan de redéveloppement.

PP Yarns, repreneur de l’enseigne Phildar, rajeunit cette marque centenaire.
PP Yarns, repreneur de l’enseigne Phildar, rajeunit cette marque centenaire. — Photo : PP Yarns

"Avec nos 100 collaborateurs, nous avons réussi ce que l’on voulait entreprendre cette année", se félicite Eric Vandendriessche, PDG du distributeur nordiste PP Yarns. Ce groupe né de la reprise des enseignes centenaires d'articles de mercerie Phildar et Pingouin déploie son plan de marche tel qu’envisagé. Avec, dans un premier temps, des transformations d’outils et techniques. La logistique du groupe se développe sur le site d’Ensovo, entreprise du secteur de l’économie sociale et solidaire spécialisée dans l’e-commerce à Hem. L'outil comptable a été modifié, les logos ont été changés. Le site internet de la marque Phildar utilise des nouvelles technologies rendant le site marchand plus performant.

5 millions d'euros investis

À Toulouse s’est ouvert un magasin multimarques expérimental appelé HappyWool. Et une marque de mercerie PPY a également été lancée. L’ambition du groupe est de concilier les ventes en ligne et une présence physique (à ce jour, 1 000 points de vente en France assurent la distribution des références de fil).

Pour réussir cette phase de transformations nécessaires avant de prévoir davantage de croissance, un montant global de 5 millions d’euros a été investi. Des résultats positifs sont néanmoins déjà affichés. L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 22 millions d'euros en 2021 et devrait le réitérer cette année.

Une RSE ambitieuse

PP Yarns s’engage dans une démarche de certification B-Corp (répondant à des exigences sociétales et environnementales) et est en cours de changement de statut afin de devenir une société à mission. "Nous trouvons cela cohérent avec notre projet et notre produit, commente Eric Vandendriessche. Nous avons envie d’avoir un rôle social et sociétal."

Pour s’assurer que le tricot attire toujours du public, l’entreprise a fait réaliser une étude d’opinion pour connaître les goûts des Français. Résultats : la jeune génération et même les hommes tricotent désormais. Cette pratique concorde avec l’envie de limiter la surconsommation textile. "Un pull que l’on tricote soi-même dure plus longtemps qu’un vêtement industriel. C’est donc bénéfique pour l’environnement", résume le PDG de PP Yarns.

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