Lille

Infrastructure

Le projet de modernisation et d’extension de l’aéroport de Lille reçoit un avis favorable

Par Romain Béteille, le 27 avril 2022

Porté par le groupement formé par Eiffage Concession et Aéroport de Marseille Provence, le projet prévoit un investissement total de 100 millions d’euros.
Porté par le groupement formé par Eiffage Concession et Aéroport de Marseille Provence, le projet prévoit un investissement total de 100 millions d’euros. — Photo : ENIA Architectes

Après une enquête publique qui s’est déroulée du 10 janvier au 1er mars, la commission d’enquête chargée de sa synthèse a rendu un avis favorable à la demande d’autorisation environnementale et à la demande de permis de construire pour le projet de modernisation et d’extension de l’aéroport de Lesquin. Le rapport précise avoir estimé "que les effets à incidences positives du projet excèdent ses aspects potentiellement négatifs".

Un projet à 100 millions d’euros

Porté par le groupement formé par Eiffage Concession et Aéroport de Marseille Provence, le projet, qui a été jugé défavorablement par 79,1 % des contributions à l’enquête publique, prévoit un investissement total de 100,9 millions d’euros.

Il comprend notamment le réaménagement du terminal, des travaux de destruction, de réhabilitation et de construction concernant les parkings et l’élargissement des parkings avion. Le tout prévoit de "faire passer l’existant de 17 411 m² de plancher à 30 362 m² en fin d’aménagement". Concernant la fréquentation, le scénario d’évolution retenu prévoit de faire passer le trafic aérien à 3,9 millions de passagers (contre 2,2 millions avant la crise sanitaire) en 2039 et fixe le début des travaux de construction des nouveaux locaux de l’aérogare à 2023.

Réserve et recommandations

Dans son avis, la commission a émis une réserve incitant l’Aéroport de Lille à organiser une "réunion de concertation" pour proposer aux collectivités "l’élaboration d’un dispositif d’accompagnement du développement de l’aéroport".

Elle incite l’exploitant à y apporter des précisions sur les restrictions liées au bruit des avions, un "plan de gêne sonore" et un programme de mesure acoustique, piézométrique (nappe d’eau souterraine) et de qualité de l’air. Elle l’incite aussi à "discuter d’une éventuelle alternative au projet de taxiway" pour la piste d’aviation légère. Enfin, elle émet cinq recommandations, notamment la réalisation d’études pour exploiter la géothermie et le photovoltaïque, ou le réexamen "tous les cinq ans de la pertinence des prévisions aériennes ayant servi à l’établissement du plan d’exposition au bruit".

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition