Oise

Industrie

Le leader du chariot de golf électrique Trolem parie sur la poussette triple électrique

Par Lise Verbeke, le 29 septembre 2022

Leader français du chariot électrique de golf, l’entreprise Trolem, installée dans l’Oise, diversifie son activité et a lancé il y a deux ans une poussette à assistance électrique électrique à destination des professionnels de la petite enfance. Une "innovation mondiale", selon le dirigeant, dont les ventes décollent depuis quelques mois.

La poussette triple électrique de la PME Trolem est avant tout à destination des assistantes maternelles.
La poussette triple électrique de la PME Trolem est avant tout à destination des assistantes maternelles. — Photo : Trolem

C’est une poussette trois places qui, à première vue, a tout d’une poussette ordinaire. Sauf qu’elle est équipée d’un moteur à assistance électrique. "Cela permet de réduire au maximum les efforts, en montant les trottoirs, dans une rue en pente, etc, et ainsi de limiter les troubles musculo-squelettiques dont souffrent les professionnels de la petite enfance", indique Robert Malek, le dirigeant de Trolem, PME de 12 salariés basée à Thieuloy-Saint-Antoine, dans l’Oise, depuis 1980. "En ce moment, nous en vendons une trentaine par mois."

Le concept est, selon lui, "unique au monde", et a été imaginé par Xavier Bataille, le directeur historique de l’entreprise initialement spécialisée dans le chariot électrique pour la pratique du golf. Le premier prototype de poussette à assistance électrique a obtenu la médaille d’or au concours Lépine en 2019. Après deux ans de recherche, la poussette est commercialisée et, aujourd’hui, elle est en à sa deuxième version. "Nous avons recueilli les retours des assistantes maternelles et nous avons affiné le modèle, détaille Robert Malek, avec une meilleure ergonomie, davantage de sécurité, un design plus sobre etc." La poussette électrique est vendue 1 485 euros, "contre 1 000 euros pour une poussette triple non motorisée. Nous avons limité au maximum le coût pour la rendre attractive", précise le dirigeant.

Développer l’export des chariots de golf

Avec cette nouvelle activité, mais aussi le développement depuis plusieurs années d’une brouette électrique, la PME, qui réalise 3 millions d’euros de chiffre d’affaires, espère doubler ses revenus l’année prochaine. "Nous voulons en parallèle nous développer à l’international pour la partie chariot électrique de golf", ambitionne Robert Malek. Si Trolem est leader en France pour ces chariots, et présent dans différents pays d’Europe via son revendeur Decathlon, elle doit faire face à la concurrence de la marque Motocaddy. "Nous travaillons à un nouveau design de nos chariots, afin qu’ils soient plus légers, plus beaux. Nous voulons rattraper notre retard à l’export." Dans le viseur, les États-Unis, le Japon, mais aussi la Suède, "un gros marché de 2 millions de golfeurs." Avec l’objectif de porter la part de l’export de 15 % actuellement à 50 % du chiffre d’affaires d’ici un an.

Hausse des coûts de transport

Si les perspectives de développement sont bonnes, Robert Malek reste tout de même prudent quant à l’avenir. Les chariots de golf et les poussettes électriques sont fabriqués en Chine et assemblés dans l’Oise. "Au départ, dans les années 80, on produisait tout ici", se souvient le dirigeant, dans l’entreprise depuis quarante ans. "Puis, face à la concurrence chinoise, on n’a pas eu d’autres choix que de délocaliser". Et il doit faire face désormais à l’augmentation du coût de transport, un container coûtait 4 000 euros avant le Covid, il est de 17 000 euros aujourd’hui. "Nous avons dû augmenter nos prix de 15 % et réduire nos marges de 20 %".

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