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Témoignage IMT Nord-Europe : "Nous avons remplacé le chauffage au fioul par une pompe à chaleur"

Par Jeanne Magnien, le 17 novembre 2022

L’IMT Nord-Europe a investi près de cinq millions d’euros pour revoir complètement l’isolation et le système de chauffage de l’un de ses campus. Un investissement presque intégralement pris en charge par le volet du plan de relance, consacré à la rénovation énergétique.

L’IMT Nord-Europe a investi près de 5 millions d’euros sur l’un de ses campus douaisiens pour réduire sa consommation énergétique.
L’IMT Nord-Europe a investi près de 5 millions d’euros sur l’un de ses campus douaisiens pour réduire sa consommation énergétique. — Photo : IMT Nord Europe

Sur ses différents campus à Dunkerque, Douai, Lille et Valenciennes, l’IMT Nord-Europe forme quelque 2 200 élèves ingénieurs aux métiers du génie civil, industriel ou de la télécommunication. En 2020, l’école a lancé une étude de faisabilité sur l’un de ses campus les plus importants, à Douai, pour remplacer un système de chauffage au fioul par une pompe à chaleur. Une décision qui a nécessité, au passage, de reprendre entièrement l’isolation de cet ensemble de 11 000 m², pour la mettre aux normes.

"Nous brûlions 110 000 litres de fioul par an pour chauffer les bâtiments, soit une facture annuelle d’environ 100 000 euros - elle serait de 150 000 euros aujourd’hui", souffle Grégory Brassart, secrétaire générale de l’IMT Nord-Europe. "Nous avons décidé de changer de système, pour réduire notre empreinte carbone, et réaliser des économies."

Rendement maximal en 2023

Menés en partenariat avec l’Ademe, les premiers forages se révèlent très prometteurs, et le projet est mis sur les rails. Pile à temps pour prétendre aux aides déclenchées par l’État dans le cadre du plan de relance. "Il y a eu un réel alignement des planètes, il faut bien le reconnaître. Le dossier était monté pile au moment où a été publié l’appel à projets. Sur une enveloppe totale de 4,9 millions d’euros, dont 1,3 million était dédié à la partie géothermie, et le reste à l’isolation des bâtiments, l’État a pris en charge 85 %. Autant dire que le retour sur investissement est très bon", s’amuse Grégory Brassart.

Déjà opérationnelle, l’installation n’atteindra son rendement maximal qu’à l’hiver 2023-2024, quand l’ensemble des travaux d’isolation auront été réalisés sur les bâtiments du site. Mais les premiers résultats sont déjà très prometteurs, si bien que l’école réfléchit à dupliquer de dispositif sur un autre de ses campus, qui abrite un centre de recherche. "Nous venons de lancer une étude de faisabilité sur ce deuxième site, toujours en partenariat avec l’Ademe. Cette fois, il ne sera plus question de bénéficier du plan de relance, l’investissement serait porté à 100 % en fonds propres", détaille le secrétaire général. Portant sur un bâtiment de 3 700 m² et, éventuellement, sur un deuxième de 3 500 m², l'opération est évaluée à environ 1 million d’euros.

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