Agroalimentaire

Herta accélère ses investissements dans les Hauts-de-France et en Alsace

Par Elodie Soury-Lavergne, le 26 janvier 2022

Le groupe Herta Foods, basé en région parisienne, accueille un nouveau président-directeur général en la personne de Marc Auclair. Dans un contexte de croissance de la marque, il annonce un renforcement du plan d’investissement prévu sur ses sites de production et de distribution de produits charcuterie et traiteur dans les Hauts-de-France et le Bas-Rhin.

Le groupe Herta investit 25 millions d'euros dans son site de production alsacien.
Herta accélère ses investissements dans le Pas-de-Calais et en Alsace, avec une enveloppe qui dépassera les 100 millions d’euros d’ici deux ou trois ans. — Photo : © Philippe Lewit

Marc Auclair est le nouveau PDG du groupe Herta Foods, dont le siège est à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis. C’est dans un contexte porteur qu’il prend la succession d’Arnaud de Belloy. Le groupe Herta Foods, fabricant et distributeur de produits de charcuterie et traiteur, a en effet terminé l’année 2021 avec une croissance de son chiffre d’affaires de plus de 7,7 % par rapport à 2019, malgré un marché "atone". La grande distribution, sur laquelle Herta est présent, a continué l’année dernière à subir les effets de la crise sanitaire.

La marque Herta communique officiellement sur un chiffre d’affaires 2021 d’1,030 milliard d’euros, ce qui correspond aux données en sortie de caisses. Le chiffre d’affaires du groupe Herta Foods s’élève quant à lui à 800 millions d’euros, dont 70 % sont réalisés en France, la marque étant aussi présente en Belgique, Angleterre et Allemagne.

15 millions d'euros supplémentaires

Marc Auclair aura, entre autres, pour mission de poursuivre le plan d’investissement de 85 millions d’euros lancé en 2020 pour les deux sites de production français de la marque. Le navire amiral est situé à Saint-Pol-sur-Ternoise, dans le Pas-de-Calais : cette usine, qui produit 70 000 tonnes d’aliments par an avec 1 200 salariés, concentre à elle seule 57 millions d’euros d’investissements. Le reste cible le second site français de production d’Herta, situé à Illkirch-Graffenstaden, dans le Bas-Rhin, qui emploie 350 salariés.

Le nouveau dirigeant a d’ores et déjà annoncé l’accélération de ces investissements, "dont le montant va dépasser les 100 millions d’euros, d’ici les deux ou trois prochaines années. C’est beaucoup plus que les montants alloués ces dernières années et cela confirme nos ambitions". Cette rallonge de plus de 15 millions d’euros est liée à la croissance du groupe. Elle est largement soutenue par son actionnaire majoritaire depuis juillet 2020, le groupe agroalimentaire espagnol Casa Tarradellas. Le groupe Nestlé, qui lui a cédé le contrôle d’Herta, reste présent au capital à hauteur de 40 %.

Des capacités de production renforcées

Ces investissements vont accroître les capacités de production des deux usines françaises. "La crise sanitaire a révélé que notre structure de production a du mal à absorber une croissance de la demande de plus de 10 %", commente le PDG. Concrètement, l’usine de Saint-Pol-sur-Ternoise a déjà vu une partie de ses installations être remises à neuf. Une extension de plus de 3 000 m² a aussi été créée, pour le conditionnement des saucisses Knacki. Enfin, les capacités de production du jambon ont été augmentées, grâce à de nouveaux équipements.

Pour le site alsacien d’Ilkirch, il est question d’augmenter de 20 % la capacité de production de jambon de volailles. Le laboratoire d’analyses a aussi été repensé, tout comme celui de Saint-Pol-sur-Ternoise. Enfin, il va bientôt accueillir une nouvelle usine pilote, aux conditions de production quasiment industrielles, pour renforcer la R & D du groupe. Cette unité pilote pourrait d’ailleurs être dupliquée dans le Pas-de-Calais. En attendant, le site de distribution d’Herta situé à Le Meux, dans l’Oise, va lui aussi être agrandi. Ces investissements ne s’accompagneront pas de recrutements, mais de la transformation de contrats intérimaires en contrats à durée indéterminée, selon le PDG.

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition