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Heroïc Land : Un parc d'attractions à 275 M€ annoncé pour 2019 à Calais

Par Elodie Soury-Lavergne, le 06 novembre 2015

La maire de Calais Natacha Bouchart a annoncé mi octobre l'ouverture du parc d'attractions Héroïc Land en 2019, avec 1.000 emplois à la clef pour le calaisis.
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Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

La maire de Calais est revenue lundi 12 octobre sur le projet de parc d'attractions Héroïc Land, pour annoncer son ouverture en 2019. Celui-ci s'étendra sur 50 hectares, sur la ZA du Virval, soit à deux kilomètres de la « Nouvelle Jungle ». Ce projet qui prend le relais du parc Spyland, tué dans l'oeuf, doit voir le jour sur le territoire calaisien suite à un investissement de 275 millions d'euros. Le projet Heroïc Land est porté sur les plans juridique et comptable par l'agence de développement économique Calais Promotion.




Une levée de fonds Le financement du parc se fera pour 1/3 en fonds propres (investisseurs) et pour 2/3 en emprunt (banques). Le tour de table est aujourd'hui en préparation, une mission qui a été confiée au cabinet Ernst & Young. Les réponses sont attendues avant l'été 2016 du côté des investisseurs et le nom de l'exploitant de la future société Heroïc Land devrait être connu d'ici quelques mois. L'Etat a pour le moment contribué à ce projet en finançant les études à hauteur de 220.000 euros. Par ailleurs, la région Nord - Pas-de-Calais devrait débloquer à son tour 400.000 euros dans les prochains mois.

1.000 emplois annoncés 1.000 emplois sont déjà annoncés par la maire de Calais. Parmi eux, 750 sont des emplois directs, dont 430 saisonniers et le reste en CDI. « Ces emplois seront nécessaires pour les travaux, le fonctionnement du parc et son entretien », a souligné Natacha Bouchart. Le projet prévoit en effet 32 attractions, 250 chambres d'hôtels et un parking de 2.800 places. Héroïc Land sera ouvert 200 jours par an et Calais Promotion vise les 1,5 million de visiteurs.

Tensions et possible retard Selon le calendrier prévu, les travaux doivent démarrer en 2017 et dureront deux ans. Toutefois, des retards et des coûts supplémentaires seront peut-être de la partie. Le député socialiste Yann Capet a en effet saisi, fin septembre, la CNDP (Commission Nationale du Débat Public), expliquant dans un communiqué : « Face aux multiples zones d'ombre qui entourent ce projet, l'organisation d'un débat public permettra de débattre en toute transparence sur le sujet. » Pour la maire de Calais, trois scénarios sont à présent à envisager : « Dans le premier scénario, la procédure s'arrête tout de suite car la commission estime que le dossier n'est pas concerné. Dans le deuxième, une procédure allégée est mise en place, ce qui engendrerait un coût supplémentaire de 100.000 euros et peu de délai additionnel. Dans le troisième, l'impact est très fort, avec 6 mois de débats et un coût supplémentaire de 500.000 euros ». Et de commenter, agacée par ce contretemps : « Aucun élu ne doit freiner un projet de développement en termes d'emplois ». Selon la Direccte Nord - Pas-de-Calais, au premier trimestre 2015 Calais affichait un taux de chômage de 15, 6 %, contre 12,8 % pour la région Nord - Pas-de-Calais sur la même période.

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