Nord

Agroalimentaire

Interview Ghislain Lesaffre : "Leroux avait besoin d’un nouvel investisseur pour soutenir ses projets"

Entretien avec Ghislain Lesaffre, président de Leroux

Propos recueillis par Jeanne Magnien - 12 juillet 2022

Ghislain Lesaffre a repris en juin 2022 le spécialiste de la chicorée Leroux, historiquement basé à Orchies, dans le Nord. Il compte investir rapidement dans l’entreprise, pour lui donner les moyens de ses ambitions.

Ghislain Lesaffre (à droite) a repris 100 % du capital de l’entreprise familiale Leroux, dirigée par Olivier Hermand.
Ghislain Lesaffre (à droite) a repris 100 % du capital de l’entreprise familiale Leroux, dirigée par Olivier Hermand. — Photo : Leroux

Le Journal des Entreprises : Vous venez d’entrer au capital du fabricant nordiste de produits à base de chicorée Leroux. Comment le rapprochement s’est-il opéré ?

Ghislain Lesaffre : Je connaissais Olivier Hermand, le dirigeant de Leroux (30 M€ de CA, 120 salariés), à titre personnel. De mon côté, après avoir revendu mon entreprise (le chocolatier confiseur industriel Chocmod à Roncq, NDLR), fin 2021, j’étais à la recherche d’un nouveau projet. Je voulais trouver une entreprise industrielle dans la région, toujours dans l’alimentaire, avec un beau produit, local.

De son côté, Leroux traversait des difficultés depuis le début de l’année, avec la hausse du coût de l’énergie et des matières premières. L’entreprise cochait toutes les cases, nous avons donc commencé les négociations avec Olivier Hermand en début d’année, elles ont abouti au mois de juin. Je suis désormais l’unique actionnaire de l’entreprise, avec 100 % du capital.

Quel est votre plan pour l’entreprise ?

Au-delà de ses difficultés du moment, Leroux avait besoin d’un nouvel investisseur pour soutenir ses projets. Je prévois d’y investir rapidement plus de 10 millions d’euros. Pour moderniser l’outil industriel d’abord, pour le rendre plus performant, et décarboner les process. J’ai notamment le projet de réinternaliser le conditionnement, qui est actuellement sous-traité. Sont également prévus des investissements en R & D, en marketing et en communication, pour continuer à remettre au goût du jour le produit et la marque.

Actuellement, la chicorée est avant tout vue comme une boisson de petit-déjeuner. Mais comme elle ne contient pas de caféine, elle peut être bue à tout moment de la journée, y compris le soir. Surtout, comme le produit est très riche en fibres, nous pouvons mettre en avant ses valeurs nutritionnelles, pour l’alimentation animale et la nutrition humaine. De nouvelles applications sont à mettre au point. Nous allons également accélérer à l’étranger.

Comment tout cela va-t-il se mettre en place ?

Nous allons désormais fonctionner en binôme avec Olivier Hermand. Je ne veux pas être un investisseur passif mais, au contraire, m’impliquer dans l’opérationnel. Je prends donc la présidence de l’entreprise, et Olivier Hermand en devient le directeur général. Ensemble, nous allons accélérer certaines orientations qui ont déjà été prises par Leroux ces dernières années, et qui me semblent très prometteuses pour l’avenir. Et ce, encore plus depuis que j’ai rencontré les équipes et que je mesure les talents qui sont déjà présents chez Leroux. C’est une belle entreprise, avec des équipes prêtes à entamer une nouvelle aventure. Nous aurons bientôt l’occasion de recruter de nouveaux profils pour les compléter, notamment pour la mise en service de notre unité de conditionnement.

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