Nord

Industrie

Témoignage Entrée en Bourse : « Un bon accompagnement est capital »

Par Jeanne Magnien, le 03 juillet 2019

Créée en 1990, la PME DBT, basée à Douai (Nord), s'est peu à peu spécialisée dans les bornes de recharge haute performance pour les véhicules électriques. Elle s'est introduite en Bourse en 2015.

Hervé Borgoltz, PDG de DBT, à Douai (Nord)
Hervé Borgoltz est le PDG de DBT, une PME nordiste cotée en Bourse depuis 2015. — Photo : DBT

Historiquement fabricante de transformateurs électriques, la PME DBT (80 salariés, 10 M€ de CA), à Douai, s’est spécialisée dans les bornes de recharge rapide pour véhicules électriques. Pour accompagner le développement de cette activité, elle est entrée en bourse fin 2015, en ouvrant 30 % de son capital. Une opération plutôt réussie, malgré quelques aléas, retrace Hervé Borgoltz, le dirigeant de DBT. « S'introduire en Bourse, je n’y avais jamais trop pensé. Nous avons fait entrer deux fonds à notre capital, en 2011, et quand il a été temps pour eux de sortir, ce sont eux qui nous ont suggéré une IPO. C’était juste après le "diesel gate" et tous les constructeurs automobiles avaient annoncé un virage vers l’électrique. Le marché paraissait sur le point d’éclore. Nous nous sommes fait aider par Allegra France et par Portzamparc pour les différentes phases de notre mise sur le marché, et ils ont été de très bon conseil. C’est capital d’être bien entouré : la place parisienne est un tout petit milieu, il ne faut vraiment pas se rater au départ. Nous avons été introduits à 6,40 €, la semaine suivante l’action est grimpée à 7,20 €, et bien sûr beaucoup de gros porteurs ont immédiatement vendu. Mais beaucoup de petits sont restés, et c’est là que la communication financière joue : c’est un exercice très codifié, pour lequel il faut être bien coaché. Grâce aux fonds que nous avons levés sur les marchés, nous avons pu financer la création d’une nouvelle gamme de produits. Si c’était à refaire je le referais, malgré des difficultés : les constructeurs mettent plus de temps qu’annoncé pour produire des modèles électriques, et la réglementation pour l’installation de bornes en France est très contraignante. Nos actions ont donc bien chuté, mais notre cotation reste bonne. Je veille à ne pas avoir le nez sur les taux en permanence, cela peut vite devenir obsédant. Je regarde à l’ouverture et à la fermeture, c’est tout. Pour le reste, je reste confiant. Le marché va se retourner bientôt, et même les plus grands ont connu des passages difficiles en Bourse ! »

Hervé Borgoltz, PDG de DBT, à Douai (Nord)
Hervé Borgoltz est le PDG de DBT, une PME nordiste cotée en Bourse depuis 2015. — Photo : DBT

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