Nord

Industrie

En difficulté, la start-up nordiste Dagoma cherche des repreneurs

Par Elodie Soury-Lavergne, le 12 mars 2020

Fondée en 2014 par Gauthier Vignon et Matthieu Régnier, la start-up roubaisienne Dagoma est entrée en redressement judiciaire et cherche des repreneurs.

Née en 2014 à Roubaix, Dagoma conçoit, fabrique et commercialise des imprimantes 3D.
Née en 2014 à Roubaix, Dagoma conçoit, fabrique et commercialise des imprimantes 3D. — Photo : Dagoma

Fondée en 2014 par Gauthier Vignon et Matthieu Régnier, la start-up roubaisienne Dagoma n’a pas réussi à conquérir le grand public. La jeune entreprise conçoit, fabrique et commercialise des imprimantes 3D à destination des particuliers. Alors qu’elle compte lancer cette année sa première imprimante à destination des professionnels, Dagoma vient d’entrer en redressement judiciaire, avec l’objectif de trouver des repreneurs.

Un marché pas assez porteur

Avec ses imprimantes en kit vendues au prix de 299 euros, Dagoma s’est rapidement fait une place sur le marché français, puis dans le monde, où la start-up rassemble une communauté de 30 000 utilisateurs. Pour dynamiser son activité et séduire un public plus large que les passionnés de technologie, elle a récemment lancé la plateforme Toy Rescue, qui permet d’imprimer en 3D les pièces nécessaires pour réparer les jouets.

Si les prix pratiqués par la start-up étaient particulièrement séduisants en 2015, le marché a depuis évolué. Les dirigeants commentent : « Le marché du grand public s’est stabilisé et a été fortement marqué par une concurrence asiatique tirant la qualité, l’accompagnement et les prix vers le bas. Par anticipation, Dagoma a décidé de se placer sous la protection du régime de sauvegarde en décembre 2019 afin de garantir la pérennité de sa structure ».

Depuis début 2018, la start-up était engagée dans un plan de transformation, « au service d’une croissance profitable et durable ». Elle avait notamment cessé ses activités à Bordeaux et en Californie, pour se recentrer sur son site de Roubaix, et proposé un plan de départs volontaires à ses salariés. Dagoma réalisait en 2017 un chiffre d’affaires de 3,1 millions d’euros, avec 50 salariés. Elle en compte désormais dix-neuf.

Un désaccord avec les actionnaires

Avec cette imprimante destinée aux professionnels, fruit de trois années de développement, Dagoma se tourne donc vers un marché plus porteur. La jeune entreprise compte également accompagner les professionnels sur différents services : impression 3D à la demande, conseils, prototypages… Ce projet nécessite toutefois des fonds pour la R & D, comme pour les achats, que la start-up n’a pas pu réunir, faute d’accord entre les actionnaires : « En raison d’un désaccord entre les actionnaires, le capital est bloqué et ne permet pas de chercher des options de financement pérenne. À terme, cela met l’entreprise en péril. C’est pourquoi, suite à la procédure de sauvegarde, Dagoma vient de passer en procédure de redressement judiciaire en vue d’une cession à de nouveaux actionnaires ».

Née en 2014 à Roubaix, Dagoma conçoit, fabrique et commercialise des imprimantes 3D.
Née en 2014 à Roubaix, Dagoma conçoit, fabrique et commercialise des imprimantes 3D. — Photo : Dagoma

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