Dunkerque

Industrie

Dunkerque, lauréate de l’appel à projets “Zones industrielles bas carbone”

Par Julie Dumez, le 17 janvier 2023

Le projet DKarbonation visant à réduire drastiquement les émissions de CO2 de la zone industrialo-portuaire de Dunkerque a retenu l’attention de l’État. En devenant lauréat de l’appel à projets ZIBAC, l’écosystème dunkerquois décroche une aide globale de 13,6 millions d’euros pour accélérer en ce sens.

L’unité pilote de captage de CO2 est implantée au sein d’une tour de 22 mètres sur le site d’ArcelorMittal à Dunkerque.
L’unité pilote de captage de CO2 est implantée au sein d’une tour de 22 mètres sur le site d’ArcelorMittal à Dunkerque. — Photo : ArcelorMittal

D’ici la prochaine décennie, la France a pour objectif de diviser par deux les émissions industrielles françaises. Pour y parvenir, l’État soutiendra financièrement le déploiement accéléré des technologies, infrastructures et réseaux nécessaires à la décarbonation via la création de "Zones Industrielles Bas Carbone" dites ZIBAC. Dunkerque, tout comme Fos-sur-Mer, est l'une des deux premières villes lauréates de cet appel à projets national. Ces zones ont vocation à constituer des territoires pionniers de la décarbonation de l’industrie française ainsi que des territoires industriels "clé en main" pour les entreprises désireuses d’investir dans la transition écologique, afin d’en faire un levier majeur de réindustrialisation verte.

17 000 emplois à consolider

À Dunkerque, c’est donc le projet DKarbonation porté par le groupement d’intérêt public EuraÉnergie qui a tapé dans l’œil de l’État. Il couvre la zone industrialo-portuaire de Dunkerque et 30 partenaires publics et privés, déjà en pointe en la matière. Concrètement, l’État accorde une aide globale à hauteur de 13,6 millions d’euros pour réaliser des études d’ingénierie et de faisabilité de décarbonation de la zone. Ces études porteront sur un large panel de projets : autoroute de la chaleur, construction et intégration d’infrastructures CO2, électrification de la zone, production d’hydrogène bas carbone… L’ambition est de disposer d’une vue complète des besoins en infrastructures pour la décarbonation de la zone qui représente 13,8 MtCO2eq émis en 2019, soit 21 % des émissions françaises actuelles !

In fine, il s’agit de consolider les 17 000 emplois de la filière et contribuer à terme à la création de 3000 emplois directs supplémentaires et 7500 indirects. Les études ainsi conduites durant la période 2023-2024 permettront de définir la trajectoire de décarbonation des grands clusters industriels et d’appuyer la démarche de planification écologique à l’échelle nationale. Dunkerque pourrait par exemple accueillir plusieurs infrastructures collectives comme des réseaux de CO2 et d’hydrogène. Des réseaux qui pourraient à l’avenir être connectés à des territoires beaucoup plus vastes, nationaux et internationaux contribuant à l’attractivité et au dynamisme de la zone.

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition