Nord

Distribution

DPDO : L'expert du SAV gagne des références

Par Géry Bertrande, le 04 novembre 2011

À Sars et Rosières, l'entreprise qui fête ses 30 ans a pris un nouveau virage depuis sa reprise en 1997 par ses cadres. L'effectif a doublé, le chiffre d'affaires quadruplé et les clients et commandes ont suivi.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Reprise en 1997 par deux de ses cadres, Philippe Lousse et Patrick Dordain, respectivement de 51 et 49 ans, et ancien directeur commercial et DAF, la société Diffusion Pièces Détachées d'Origine (DPDO) connaît un beau succès depuis. De 22 salariés à l'époque, l'effectif a doublé. Le chiffre d'affaires, lui est passé de 20millions de francs (3M€) à 12,6millions d'euros et il doit encore grimper de 3% cette année.

Diversification de la pièce à l'accessoire

Créé en 1981, le distributeur historique de pièces d'origine en électroménager s'est bien diversifié. Du gros au petit électroménager, l'entreprise a aussi fait le pari de l'accessoire et, depuis peu, du consommable. DPDO gère, par exemple, toute la pièce détachée de Boulanger et l'import pour sa marque distributeur. Rares sont les enseignes de la grande distribution et de la VAD française à ne pas faire appel au savoir-faire de cette PME discrète, née au CRT de Lesquin mais nichée depuis cinq ans à Sars et Rosières où elle commence à être à l'étroit sur ses 4.000m². Son potentiel foncier, trois fois plus grand, pourrait bientôt être sollicité vu son essor. Du sourcing des produits à l'approvisionnement, sous sa marque Seko ou en marque blanche, DPDO assure tout le service. L'entreprise a intégré sa propre «force informatique», Prototip, pour offrir à ses clients un outil performant connecté directement au stock. De son extranet créé pour lui, le client pilote ainsi toutes ses commandes. Charge ensuite à DPDO d'assurer tout le reste. «Il fallait être indépendant de ce côté-là pour asseoir une base de gestion», explique Philippe Lousse, PDG.

Le web en relais

Depuis trois ans, le web fait sa percée. «C'estun pôle qui se développe très fort. Nous avons énormément progressé grâce aux sites du e-commerce», confie Philippe Lousse qui a même développé son propre portail d'accessoires en Bto C qui représente plus d'un millier de colis par jour, mais travaille surtout en B to B pour Mistergooddeal, Amazone, Rueducommerce, les enseignes textiles de la VAD... Leur SAV lui est sous-traité directement. Le web porte à ce jour 15% du business de DPDO. Le reste se répartit pour moitié entre la MDD pour magasins et le pôle SAV sur commande, ses deux activités phares. «Notre atout, c'est notre stock logistique et notre informatique. Nos clients n'ont rien à gérer.» Un stock en constante augmentation, géré en dépôt-vente, donc moins coûteux.

De plus en plus international

DPDO profite à plein de la baisse du taux de remplacement des appareils défectueux au profit de leur réparation, moins coûteuse pour les marques. Développement durable oblige ! «Depuis deux ans, de nouvelles familles de produits arrivent», constate Philippe Lousse, qui a capté le bricolage et le plein air. Des enseignes qui emmènent aussi DPDO à l'étranger. «Nous nous structurons pour l'international. Nous accompagnons nos partenaires en Espagne, au Portugal... et nous nous préparons pour la Roumanie, l'Italie...», ajoute-t-il recrutant sept personnes cette année: des magasiniers, mais aussi des profils en marketing, informatique, hotline... «Nous embauchons des jeunes sortis d'école que nous formons», précise-t-il.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Recevez chaque vendredi le Débrief, l'essentiel de l'actualité économique de votre région.