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Cleaning Bio se réinvente grâce aux start-up

Par Jeanne Magnien, le 25 janvier 2019

Cleaning Bio s'entoure régulièrement de start-up, que le groupe lillois accompagne, ponctuellement ou à plus long terme, dans leur développement. Un coup de pouce à double sens.

Pour compenser la baisse des dotations, le réseau des CCI régionales va devoir mutualiser les coûts et trouver de nouvelles sources de revenus. Une politique déjà mise en œuvre au sein de la CCI Grand Lille, présidée par Yann Orpin.
Le groupe Cleaning Bio, dirigé par Yann Orpin, accompagne une nouvelle start-up par an, et tire de la proximité des jeunes pousses des enseignements pour son propre développement. — Photo : CCI Grand Lille

Président du groupe lillois Cleaning Bio (250 salariés, 5 M€ de CA), spécialisé dans le nettoyage, Yann Orpin a opté ces dernières années pour une politique d’accompagnement de start-up, dans différents domaines. Un échange de bons procédés, puisque la proximité de ces entreprises innovantes pousse le groupe à se réinventer. « Au sein de Cleaning Bio, nous avons créé un écosystème de start-up, que nous accompagnons, et qui nous conseillent en retour sur nos stratégies liées au numérique. Chaque année, nous investissons, toujours de façon minoritaire, au capital d’une nouvelle start-up, dans un domaine complémentaire au nôtre. Mais il y a aussi des entreprises que nous accompagnons, sans y investir. C’est un deal gagnant-gagnant : nous les aidons à se développer, elles nous aident à progresser. Parfois, la synergie est évidente, comme avec Manssio, une start-up dans laquelle nous avons investi en 2018, qui ubérise le ménage, et qui propose une approche différente, plus souple, de notre métier. Dans ce cas précis, la complémentarité est évidente, et les avantages d’un rapprochement nous sont immédiatement apparus. Mais une autre jeune pousse a pu nous aider à choisir un logiciel adapté à nos besoins en interne, par exemple… En échange, nous offrons aux créateurs un accompagnement, pour les aider à déterminer là où ils veulent aller, et si leurs objectifs sont réalisables. C’est une démarche qui implique l’ensemble de nos salariés, puisque souvent, ces start-up sont dans nos murs, et nous les côtoyons au quotidien. Notre expérience leur permet de gagner du temps, et nous pouvons tirer de ces échanges des enseignements pour notre propre activité, à tous les niveaux. C’est vrai qu’il existe beaucoup de structures d’accompagnement pour les start-up, mais il serait faux de croire que toutes trouvent une place dans un incubateur. L’accompagnement par une PME, même sans soutien financier, est facteur à la fois de solidarité, et de valeur ajoutée pour les deux entreprises. »

Pour compenser la baisse des dotations, le réseau des CCI régionales va devoir mutualiser les coûts et trouver de nouvelles sources de revenus. Une politique déjà mise en œuvre au sein de la CCI Grand Lille, présidée par Yann Orpin.
Le groupe Cleaning Bio, dirigé par Yann Orpin, accompagne une nouvelle start-up par an, et tire de la proximité des jeunes pousses des enseignements pour son propre développement. — Photo : CCI Grand Lille

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