Lille

Services

Cleaning Bio poursuit sa structuration grâce aux prises de participation

Par Jeanne Magnien, le 15 novembre 2022

L'entreprise de nettoyage Cleaning Bio, basée à Loos près de Lille, continue à se structurer au travers de prises de participations dans plusieurs jeunes entreprises françaises. Une façon de nourrir son offre et sa croissance, avec l’écologie pour boussole.

Yann Orpin, président du Medef Grand Lille, est le dirigeant de l’entreprise de propreté Cleaning Bio. Elle se développe en entrant au capital de jeunes structures, dans le domaine du nettoyage mais pas seulement.
Yann Orpin, président du Medef Grand Lille, est le dirigeant de l’entreprise de propreté Cleaning Bio. Elle se développe en entrant au capital de jeunes structures, dans le domaine du nettoyage mais pas seulement. — Photo : CCI Lille

Depuis plus de 25 ans, l’entreprise de nettoyage Cleaning Bio (300 salariés, 7 M€ de CA), basée à Loos près de Lille, travaille à se former une petite constellation d’entreprises dans lesquelles elle investit à des hauteurs plus ou moins importantes. Au nombre d’une dizaine, dont cinq entreprises de propreté, ces structures ont toutes un point commun : le respect de l’environnement et des hommes. Un marqueur sur lequel Yann Orpin, le dirigeant de la PME familiale qui, depuis son lancement, n’utilise que des détergents écologiques, ne transige pas. "Mon tout premier mandat au Medef portait sur l’amiante, j’ai dû auditionner des orphelins et des veuves de victimes… je me suis juré de ne jamais nuire à la santé de mes collaborateurs ni de mes clients", retrace le président du Medef Lille Métropole.

Une acquisition à Aix-en-Provence

Pari tenu : la dernière pépite à avoir rejoint Cleaning Bio, en octobre, est Blue, une start-up aixoise qui fabrique en France un dispositif permettant de fabriquer un détergent naturel à base d’eau et de vinaigre, par électrolyse. Une solution testée par les équipes de Cleaning Bio pendant dix-huit mois. À même de remplacer l’ensemble des produits nettoyants employés jusqu’à présent par la PME, elle va désormais être utilisée chez tous ses clients. "La machine, très compacte, est à demeure chez le client. Nos salariés l’utilisent quand ils arrivent pour préparer, en sept minutes, la dose de détergent dont ils ont besoin. Quelques petits flacons suffisent, il n’y a plus de bidons ou de grands seaux à manipuler. On réduit énormément la consommation d’eau et la pénibilité. C’est un investissement pour nous, mais avec l’économie réalisée sur les produits d’entretien, dont les prix augmentent fortement ces temps-ci, il sera rentabilisé en deux ans", raisonne Yann Orpin.

De nouveaux marchés

Cleaning Bio dispose désormais d’un détergent parfaitement neutre, qui pourrait lui ouvrir de nouveaux marchés. Déjà très présente dans les crèches, qui apprécient sa démarche écologique, la PME compte se renforcer sur ce segment et attaquer en parallèle certains marchés publics, comme les écoles ou l’habitat collectif type HLM. Et ce, toujours sur les mêmes secteurs géographiques, autour de Lille et de Lens. "Nous travaillons à nous développer en proximité, pour éviter à nos salariés d’effectuer de longs trajets entre leurs missions. Cela nous a parfois conduits à refuser de gros contrats, et nous demande un travail de prospection commerciale très fin. Le but est vraiment de pouvoir proposer à nos salariés des clients proches de leur domicile, et voisins les uns des autres. Réduire la pénibilité de nos métiers passe aussi par là", estime Yann Orpin.

Portée par le fort développement de certaines de ses structures associées, la PME connaît une croissance de 10 % par an et table sur un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros cette année. Parmi les start-up accompagnées par Cleaning Bio connaissant une belle dynamique : la start-up Manssio, qui propose un service de nettoyage sur-mesure pour les particuliers ou les entreprises, et notamment les hôtels. Elle va passer cette année la barre du million d’euros de chiffre d’affaires. Et Sublimeurs, qui met en avant les restaurateurs lillois et les producteurs. De nouvelles prises de participation, parfois surprenantes, sont à venir, glisse Yann Orpin.

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition