Pas-de-Calais

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Vidéo [BFM/Le JDE] Chevalier Nord : "Énergie : notre retour sur investissement va être plus rapide que prévu"

Par Jeanne Magnien, le 18 novembre 2022

Thomas George, le directeur général de l’entreprise du bâtiment Chevalier Nord, répond aux questions de Philippine Potentier (BFM Grand Lille / Grand Littoral) et de Jeanne Magnien (Le Journal des Entreprises, édition Hauts-de-France) dans l’émission "Hauts-de-France Business" du 15 novembre 2022.

Thomas George est le directeur général de la PME familiale Chevalier Nord.
Thomas George est le directeur général de la PME familiale Chevalier Nord. — Photo : Capture BFM Grand Lille

Depuis son site de Saint-Martin-les-Tatinghem (Pas-de-Calais), Chevalier Nord suit les hausses successives des prix de l’énergie d’un œil presque serein. La PME familiale (70 salariés, 10 M€ de CA), qui se spécialise dans la restauration d’édifices patrimoniaux, a investi récemment pour faire baisser sa consommation en électricité et eau. C’est que ses machines, utilisées par ses compagnons pour la taille des pierres, destinées ensuite à la rénovation de sites d’exception dans toute la région, comme la basilique de Boulogne-sur-Mer ou la Chartreuse de Neuville, consomment beaucoup. De l’électricité en premier lieu mais aussi de l’eau, pour refroidir les lames.

Panneaux solaires

Thomas George, le directeur général, a consenti un investissement de 120 000 euros sur le bâtiment abritant le siège et les ateliers de l’entreprise. "Dès 2020, nous avons lancé des expertises pour nous équiper de panneaux solaires, en nous faisant aider par un bureau d’études. Il est rapidement apparu qu’il faudrait au préalable changer la toiture, qui datait des années 1980 et était amiantée. Au final, nous en avons eu pour 60 000 euros de panneaux et 55 000 euros de toiture. Le reste a été investi dans une cuve de récupération d’eau de pluie, qui nous permet de refroidir nos machines de taille de pierre à moindre coût", détaille le dirigeant, qui a bénéficié d’une subvention de la Région Hauts-de-France à hauteur de 30 % du total.

Cet investissement apparaît on ne peut plus justifié aujourd’hui, alors que les tarifs de l’énergie s’envolent. "Quand nous avons monté le projet, le kilowatt était à 10 centimes, on le paye 17 centimes aujourd’hui. Les économies réalisées étaient de l’ordre de 4 500 euros par an, on est plutôt à 7 700 euros aujourd’hui. Le retour sur investissement était prévu sous huit ans, mais à ce rythme, cela va aller plus vite !" souligne Thomas George. À cela s’ajoutent les quelque 5 000 euros économisés à l’année grâce au système de récupération des eaux de pluie, qui fonctionne en circuit fermé.

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