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Start-up : ce que contient le nouveau plan du gouvernement

Par Mathilde Lesaint, le 25 mai 2018

A la suite d'un tour de France des start-up et de la consultation en ligne de 1 300 entreprises, le secrétaire d'Etat en charge du numérique Mounir Mahjoubi a élaboré un plan "Actions Start-up". En voici les mesures-phares.

Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au Numérique. — Photo : Gilles Cayuela - Le Journal des Entreprises

Après un Tour de France des start-up, le secrétaire d'Etat chargé du Numérique Mounir Mahjoubi a annoncé son plan "Action start-ups" au salon Viva Technology. Simplification des démarches administratives, aide au financement et accompagnement à l’export sont les maîtres mots de cette nouvelle stratégie qui sera portée notamment par la loi Pacte. 

Assouplir les démarches

Le gouvernement continue sa simplification des démarches pour les entrepreneurs. Premièrement, il prévoit la mise en place d'un réseau de correspondants start-up innovation dans quinze ministères. Une mesure permettant au fameux "esprit start-up" de s'infiltrer dans les administrations. Mais la mesure la plus importante a débuté le 3 mai avec la mise en place de France Expérimentation, un procédé qui permet aux start-up de demander à déroger à un règlement ou à une loi pour déployer un nouveau modèle économique.

Enfin, le gouvernement va supprimer le seuil de 20 salariés dans le cadre de la future loi Pacte, et les obligations sociales et fiscales pour les seuils de 10 et 50 salariés ne concerneront plus que les entreprises les ayant dépassés pendant cinq années consécutives.

Booster le financement

Les levées de fonds sont vitales aux fonctionnement des start-up. Sans elles les jeunes pousses ne peuvent se développer ou tout simplement survivre. Afin d’accompagner les jeunes entreprises dans leur grandes levées de fonds, Bpifrance souhaite tester une offre de "venture loans". Ces prêts de quatre ans, à risque pour les banques, mais aux taux élevés, permettent aux start-up d’avoir accès à des prêts qui ne leur seraient pas octroyés en temps normal.

Mounir Mahjoubi ne souhaite également pas passer à côté des Initial Coin Offerings (ICO), ces levées de fonds en monnaie virtuelle qui se développent de plus en plus dans l'Hexagone. Dans ce but, il annonce la création d’un visa pour pour les entreprises émettrices de jetons, afin de protéger les épargnants.

Viser l’international

Afin d'accroître la visibilité des start-up à l’international, véritable tremplin pour certaines. Le plan du secrétariat d'Etat au numérique prévoit la création à l'automne d’un indicateur "Next 40", sorte de CAC 40 des jeunes pousses tricolores prometteuses. Des déplacements commerciaux à l’étranger seront également organisés ("scale-up tours") avec des start-up à fort potentiel.

Des aides pour les fintechs et les deeptechs

Pour les jeunes pousses de la famille des fintechs, le changement majeur sera l'élèvement du seuil de financement participatif autorisé, ce dernier passant de 2,5 à 8 millions d'euros par projet. Les deeptechs, elles, bénéficieront de 70 millions d'euros d'aides issues du fonds pour l'industrie et l'innovation ainsi que d'une bourse exceptionnelle dont le montant pourra dépasser 45 000 euros.

Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au Numérique. — Photo : Gilles Cayuela - Le Journal des Entreprises