Normandie

Rouen : Tessenderlo construit la première usine d'engrais en France depuis près de 20 ans

Par Guillaume Ducable, le 16 septembre 2016

Le groupe Belge Tessenderlo inaugurera en juillet une nouvelle unité de production d'engrais liquide azoté à Rouen. Une première en France depuis une vingtaine d'année affirme le groupe.
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Annoncé de longue date, le projet du Belge Tessenderlo Group à Grand-Quevilly près de Rouen, prend forme. Le 14 septembre a été organisée une cérémonie très officielle de pose de la première pierre. L’occasion de constater que les travaux de la future unité de production d’engrais liquide azoté (Thio-Sul) sont déjà bien avancés. Le groupe espère d’ailleurs inaugurer l’ensemble dès le mois de juillet 2017.

Matières premières à la source

Implanté sur l’emprise du site de Borealis, producteur de fertilisants à destination des producteurs d’engrais, Tessenderlo entend ainsi renforcer ses positions en France depuis les quais du premier port céréalier d’Europe. «À Rouen, nous trouvons notre matière première», explique simplement le P-dg du groupe Stefaan Haspeslagh : de l’ammoniaque - «produit difficile à transporter»- acheté au site voisin de Borealis et du soufre en provenance des raffineries de la région. 

Tessenderlo importait jusque-là des États-Unis ses propres productions pour alimenter le marché européen. Le groupe trouve aussi en Normandie «des compétences dans le domaine de la chimie» et un accueil favorables de collectivités sensibles au maintien d’un tissu industriel riche.

1.500 collaborateurs en France

Tessenderlo Group:Construction project on schedule for new liquid fertilizers plant in Rouen https://t.co/tXzT2d4xXc pic.twitter.com/p1l6truS89

— Tessenderlo Group (@TessGroup)
14 septembre 2016

Résultat des courses, «c’est la première ouverture en France d’un site de production d’engrais depuis plus de 20 ans !», revendique le dirigeant. Pour Tessenderlo, qui compte déjà une quinzaine d’usines en France et qui y emploie jusqu’à 1.500 collaborateurs (4.700 dans le monde) dans la biovalorisation, les tuyaux PVC et produits de traitement de l’eau, l’opération est donc stratégique. «Nous sommes ambitieux et nous pensons couvrir le marché français et au-delà l’Europe», et pourquoi pas d’autres continents qui pourraient être desservis depuis les ports de l’Axe Seine.

100 M€ d’investissements en France sur deux ans

Avare de précisions sur les montants investis comme sur les tonnages espérés, le P-dg explique tout de même vouloir «doubler la production le plus vite possible» à compter d’un démarrage prévu en de juillet prochain. Ce que l’on sait, c’est que le groupe Bruxellois va investir sur les deux prochaines années quelque 100 millions d’euros en France : au Mans au sein de sa filiale Akiolis spécialisée dans la valorisation des biodéchets, à Lille dans son usine de tuyau PVC et enfin sur le site de production d’engrais liquide azoté de Grand-Quevilly.

Le site Tessenderlo, première usine du groupe en Europe pour la production d’engrais liquide azoté, devrait employer à terme une vingtaine de collaborateurs.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises