Numérique

Rhône : Pourquoi Lyon veut fédérer les acteurs de la cybersécurité

Par Audrey Henrion, le 06 avril 2017

Les acteurs de la cybersécurité des réseaux industriels et urbains amorcent un mouvement vers la création d'un "collectif". Objectif ? Promouvoir un savoir-faire en pleine croissance.
Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises

Sécurisation de la messagerie, traçabilité et audit, chiffrement et confidentialité… voici quelques un des neuf segments de la cybersécurité des systèmes industriels et urbains qui sont sur le point de se fédérer dans ce qui devrait devenir, selon Lyon Métropole, le
« premier collectif européen dédié à ce secteur ». 



La collectivité locale est d’ailleurs pilote de ce programme aux côtés de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations (ANSSI) et de la Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte). 
«Comme Lille a déjà un Forum annuel sur la cybersécurité, ou la Bretagne une spécialité reconnue dans le domaine de la Défense, Lyon a une  carte à jouer sur la protection des systèmes industriels et urbains», indique l’homme-orchestre de ce chantier,Thibaut Banière, chef de projets innovation, nouveaux concepts et filières émergentes au sein de Lyon Métropole.




Cartographie


L'idée de cette alliance été lancée en juin par David Kimelfeld, vice-président de Lyon Métropole chargé des affaires économiques, lors d’une réunion de prise de contact et de cartographie des acteurs. Une volonté qui colle aussi à l'actualité et correspond au vote la loi de programmation militaire. Son décret, publié en juillet dernier, contraint les opérateurs (dans l'alimentation, l'eau, le transport de l'énergie, etc.) à sécuriser leurs réseaux.



"L'écosystème" de la cybersécurité pèserait plus de 26.000 emplois sur le territoire selon les chiffres de la Métropole et concerne l’industrie connectée, les smart buildings, les réseaux de transports, l’IoT industriel... Parmi les acteurs clés figurent des fabricants d’équipements notamment d’automatismes, les éditeurs de solutions, les intégrateurs et sociétés de maintenance. Au total, 16 entreprises, du groupe à la start-up, sont d’ores et déjà identifiées. Parmi elles Alstom et Thales évidemment, Atos et Siemens mais aussi Stormshield, Esi Get It Rigth, Cyberprotect, Sentryo, Sorhea, Axians, Automatique & Industrie, Actemium, Ekium etc…
« La liste reste ouverte », précise le coordinateur du programme.




Enjeux


La création du collectif lyonnais répond à deux objectifs. L’un touche à l’organisation de la filière, l’information des opérateurs, la montée en compétences l’échange de bonnes pratiques… Il se pourrait aussi qu’émerge une plateforme commune pour tester et valider des process renforçant la cybersécurité des systèmes industriels (tests d’architectures, d’intégrations de solutions) etc. 



Second enjeu, celui de la visibilité nationale et internationale de Lyon, qui veut être identifiée comme une place forte de la cybersécurité. 
« Lyon a un positionnement différenciant sur cette filière, explique-t-il.
Notre objectif est de créer une plateforme dans les mois qui viennent pour tester et valider des solutions de sécurité des systèmes industriels urbains » ,précise Thibaut Banière. 

Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises

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