Palmarès des métropoles : Ce que les dirigeants pensent de la fiscalité sur Aix-Marseille

Par la rédaction, le 25 mai 2015

Dans le cadre du hors-série du Journal des Entreprises, Numéro spécial Métropole, quelques chefs d'entreprises locaux (Stefanie Daehne, directrice de la Raffinerie Esso de Fos, Virginie Varenne, directrice de l’entrepôt Ikea de la Feuillane et Kevin Polizzi, P-dg de Jaguar Network) s'expriment sur le dossier de la fiscalité...
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Stefanie Daehne, directrice de la Raffinerie Esso de Fos
« Si la métropole devient une couche supplémentaire qui génère elle aussi des couts et des impôts supplémentaires, cela va une fois encore pénaliser la compétitivité de notre raffinerie qui se trouve déjà, comme vous le savez, dans un contexte difficile. Nous avons déjà plus de 4 M€ de taxes locales par an, ce qui est considérable pour notre site au regard des compétiteurs dans les autres pays du bassin méditerranéen. Nous souhaitons d’ailleurs rediscuter avec les autorités locales et régionales de ces sujets, ainsi que des couts portuaires et de leur évolution »


Virginie Varenne, directrice de l’entrepôt Ikea de la Feuillane
« Nouvelles taxes et augmentation régulière des impôts locaux »En service depuis 2010, l’entrepôt Ikea de la Feuillane, près de Fos, bénéficie d’une superficie de 68 000 m2 . Il réceptionne chaque année environ 11 000 Evp et traite 2260 références.
Ikea compte 30 magasins en France et prévoit une dizaine d’ouvertures d’ici 2020. Ikea Bayonne et Mulhouse sont programmés en 2015, suivi d’Orléans l’année suivante. Le Mans et Perpignan doivent ouvrir en 2017 puis Nice et Lyon en 2018. « Nous espérons que la création de la Métropole Aix-Marseille-Provence en 2016 induira une baisse de la fiscalité locale dans les années qui suivront sa mise en place. En effet, les synergies en terme de dépenses et au travers d’une meilleure gouvernance et convergence au sein de la métropole devraient normalement entrainer une rationalisation des dépenses publiques locales, ou au moins une stabilisation. Pour notre plate-forme logistique et nos magasins de Vitrolles et de la Valentine, nous observons notamment avec la création de nouvelles taxes ces dernières années une augmentation régulière de nos impositions locales (mais aussi nationale). C’est donc moins l’évolution des taux qui nous préoccupe que la création de nouvelles impositions dans le futur. Le scenario le plus négatif serait bien sûr pour nous un alourdissement de la fiscalité locale liée à la création d’une nouvelle strate administrative, mais ce n’est pas l’esprit de la loi MAPAM de janvier 2014 qui vise à créer un ensemble économique cohérent».


Kevin Polizzi, Pdg de Jaguar Network
« Il faudrait des prélèvements à la source »Hébergeur et opérateur de télécommunications, Jaguar Network a investi 12 millions d‘euros dans un data center de 8.000 m2 situé en zone franche des quartiers Nord de Marseille. Il vient d’acquérir un bâtiment à proximité pour développer son activité. Jaguar Network emploie 80 personnes. Son chiffre d’affaires de 23 M€ en 2013 a progressé de 60% depuis 2011. « Il faudrait simplifier la fiscalité et la rendre plus transparente avec des prélèvements à la source et non pas un millefeuille de taxes qui viennent gonfler un millefeuille administratif. La Contribution foncière de la Valeur des entreprises (CVAE) n’inclut pas les salaires donc son assiette est biaisée. Simplifier les taxes ou simplifier l¹administration ? La poule ou l’œuf ? Néanmoins, Jaguar Network, installé en zone franche urbaine, bénéficie d’allègements fiscaux ».

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