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Nice : Active Asset Allocation, ou quand la "Fin" devient "Tech"

Par Gaëlle Cloarec, le 07 septembre 2017

La société d’ingénierie financière niçoise, spécialiste de la gestion du risque de perte en capital, se digitalise pour accélérer sa croissance.

Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises

Ils s’appellent RAFII et RAFA. Deux « Robo Allocator » en cours de déploiement qui illustrent le virage digital pris par la société d’ingénierie financière niçoise Active Asset Allocation (AAA) pour accompagner ses clients dans leurs projets d’allocation d’actifs.

Le premier s’adresse aux investisseurs institutionnels (fondations, fonds de pension, assureurs, asset managers...), clients historiques l’entreprise auxquels il délivre des produits et solutions d’investissement sur mesure, quand le second, orienté aide à la vente, permet à leur réseau de distribution (conseillers, gestionnaires de patrimoine...) de créer des solutions d’épargne individualisées. « On était Fin, maintenant on est Tech », résume Olivier Hiezely, co-fondateur avec Adina Grigoriu d’AAA. Lesquels entendent ainsi accélérer son développement en attaquant des marchés qui lui échappaient comme celui de l’assurance vie. Tout en conservant son positionnement disruptif dans ce monde si cadré de la finance.

Gestion du risque

Née en 2010, AAA propose en effet une approche innovante de l’allocation d’actifs. « Cette allocation d’actifs, c’est-à-dire la façon dont on alloue l’argent, est extrêmement importante pour l’investisseur puisque ses résultats vont en dépendre quasi entièrement », explique Adina Grigoriu. Or le modèle usuel basé sur des prévisions de rendement « donne des résultats peu satisfaisants car, étant dépendant d’hypothèses, ils sont par nature incertains », avance la dirigeante.

Face à ce constat, la fintech propose de faire évoluer l’allocation en fonction du niveau de risque acceptable par l’investisseur en construisant un modèle sur-mesure adapté à ses contraintes et réajusté en temps réel selon l’évolution des marchés. « La gestion des risques est souvent perçue comme un coût. Depuis 7 ans, nous démontrons que gérer le risque permet au contraire de générer des gains », insiste Adina Grigoriu. Une performance qui lui a permis de décrocher le titre "Lady of Fintech 2017" décerné en juin par le pôle de compétitivité mondial Finance Innovation.

1 milliard d’euros d’actifs

Ce positionnement a déjà séduit quelques grands noms du secteur comme la Fondation MAIF, OFI Asset Management, la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) ou plus récemment SPIRICA et UAF Life Patrimoine (Groupe Crédit Agricole). « A ce jour, nous conseillons plus d’1 milliard d’euros d’actifs dont 25% proviennent de l’international ». L’entreprise comptant dans son portefeuille-clients des fonds de pension américains et hollandais. « Notre objectif est de doubler le nombre d’actifs gérés et leur part à l’international d’ici à la fin 2018 », indique Olivier Hiezely. Pour ce faire, 5 personnes (chercheurs, ingénieurs IT, commerciaux) viendront renforcer l’effectif de la fintech qui se rémunère en prélevant un pourcentage sur les actifs gérés. Et vise cette année la barre du million d’euros de chiffre d’affaires.

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