Conjoncture

Malgré la crise, la confiance des dirigeants de start-up demeure élevée

Par Thibault Dumas, le 12 octobre 2022

Malgré la crise énergétique, l’inflation galopante et la dégradation des perspectives économiques, les dirigeants de start-up ont le moral. C’est ce que révèle le premier baromètre de confiance des start-up réalisé par Mazars et Estimo.

Les dirigeants de start-up ont confiance en leur capacité à atteindre leurs objectifs, que ce soit en matière de ventes qu’en termes de RSE.
Les dirigeants de start-up ont confiance en leur capacité à atteindre leurs objectifs, que ce soit en matière de ventes qu’en termes de RSE. — Photo : Vasyl

Peut-on croire au ciel bleu quand l’orage menace ? C’est en tout cas l’impression laissée par le premier baromètre de confiance des start-up que viennent de dévoiler le cabinet d’audit et de conseil Mazars et l’agence de notation et de valorisation des start-up Estimeo, après avoir sondé 201 dirigeants français de ces entreprises à croissance rapide. L’Indice de confiance des dirigeants de start-up (ICDS) s’élève à 75,21 sur 100. "Il est relativement élevé. Cela s’explique par la confiance et l’optimisme intrinsèque de ceux qui entreprennent, relève Adrien Fenech, président d’Estimeo. L’évolution du baromètre d’ici la fin 2022 sera d’autant plus intéressante à suivre que l’actualité laisse à penser qu’il pourrait baisser."

Confiance dans leur start-up

Dans le détail, ce sont les développements de leur marché, de la RSE de leur entreprise et de leurs produits et services qui incitent le plus les entrepreneurs à l’optimisme. Alors que la conjoncture économique et la capacité de financement institutionnel suscitent une inquiétude relative. "De façon générale, les start-up sont plus confiantes quant aux enjeux internes à leur activité, mais présentent une certaine inquiétude face à des facteurs externes qu’elles peuvent moins contrôler", souligne l’étude. Il faut dire que les start-up disposent en moyenne de deux ans et demi de réserve de trésorerie, selon les données de la Banque de France. Au premier semestre 2022, elles ont levé plus de 8,4 milliards d’euros, soit +63 % par rapport à la même période en 2021.

Variations selon les secteurs et la taille

Le secteur d’activité de la start-up fait aussi fortement varier le niveau de confiance. Celles qui œuvrent dans la technologie verte (greentech) ou la cybersécurité semblent à avoir le vent en poupe quand le web 3.0 (les cryptomonnaies, les mondes virtuels, etc.) marque le pas. La taille joue aussi beaucoup. Si 84 % des dirigeants sont confiants quant à leur capacité à réaliser leurs prévisions de chiffre d’affaires, "la confiance augmente avec le nombre d’employés : les entreprises les plus jeunes sont légèrement moins optimistes sur ce sujet", souligne Stéphanie Latombe, associée capital markets chez Mazars.

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