Numérique

Logistique : Michel-Edouard Leclerc : « Nous devons nous aligner sur Amazon »

Par Cédric Menuet, le 18 mai 2017

Invité par Les Fermiers de Loué lors de leur assemblée générale au Mans le 18 mai, Michel-Edouard Leclerc est revenu sur le plan de transformation de la logistique de son groupe visant à s’adapter aux nouveaux modes de consommation issus du numérique. E.Leclerc y consacre en effet 1 milliard d’euros.
Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises

Face aux géants du numérique, le spécialiste de la grande distribution E.Leclerc ne veut pas se laisser distancer. Pour répondre aux nouvelles habitudes des consommateurs, le groupe investit 1 milliard d’euros dans sa transition numérique. Un plan sur trois ans, lancé en 2015, dont plus de la moitié du financement est dédiée à la modernisation de sa logistique. « Nous devons aujourd’hui nous mettre à niveau technique face à l’arrivée des places de marché. Nous devons nous aligner sur Amazon. Ces entreprises font venir au consommateur l’ensemble l’offre, en permanence. Nos entrepôts ne sont plus adaptés », explique Michel-Edouard Leclerc au Journal des entreprises.

66 millions d'euros dans la Sarthe

Selon le dirigeant, 16 entrepôts Leclerc sont actuellement en cours de modernisation en France. Des sites qui doivent passer de « zones de stockage à zones de flux perpétuels hyper informatisées », explique-t-il. A l’instar de la future base d’approvisionnement sarthoise de la Socamaine. La centrale d’achat de Leclerc investit sur ce site proche du Mans 66 millions d’euros. 18.000 m² de bâtiments supplémentaires assurant une logistique en grande partie automatisée pour répondre aux nouvelles problématiques de gestion des flux.

Un impact minime sur l'emploi

Côté emploi, Michel-Edouard Leclerc se montre rassurant et annonce la création de 3.000 postes annuels sur les métiers de bouche traditionnels du groupe ainsi que sur les nouveaux emplois liés à la logistique et au numérique. Un volet sur lequel l’enseigne doit poursuivre sa croissance. « Cette automatisation remplace les emplois pénibles et a pour but de s’aligner sur les places de marché numérique. Elle ne supprime pas le rôle de l’accueil. Nous conservons le même nombre de caissières depuis 10 ans. »

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