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Le Mans : La start-up Trovolone aux abois

Par Cédric Menuet, le 19 janvier 2017

Tout juste rentrée du CES de Las Vegas, la start-up sarthoise pourrait mettre la clé sous la porte à la fin janvier. En cause, une trésorerie insuffisante pour tenir jusqu’à l’arrivée de nouveaux investisseurs.
Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises

Seule entreprise sarthoise exposante au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, Trovolone se donne jusqu’à la fin du mois de janvier avant de se déclarer en cessation de paiement. La start-up sarthoise qui développe une box numérique « tout en un » pour les PME annonce pourtant la préparation d’une levée de fonds de 20 millions d’euros et l’engagement de distributeurs. « On a une expérimentation qui démarre avec La Poste ces prochains jours. Seulement aujourd’hui, on doit entrer en phase de production mais on n’a même pas les moyens d’acheter le matériel pour produire ce que l’on doit livrer », alerte Hélène Bernardini. Co-fondatrice de l’entreprise avec Téodor Chabin, la dirigeante annonce avoir besoin de 200 à 500.000 euros pour tenir jusqu’à la levée de fonds et débuter la production de sa box. « On ne cherche pas à se faire renflouer. Ce n’est pas une solution gratuite que nous demandons, mais que l’on nous aide à poursuivre le projet. »

L’expatriation comme seule issue

Créée en 2014, Trovolone s’est installée au Mans en 2015 avec l’intention d’y installer la production de sa box. La jeune pousse, qui emploie 10 personnes, est également suivie par l’incubateur du Crédit agricole Le Village by CA et a noué un partenariat avec ST Microelectronics au Mans. Depuis un an, Trovolone a alerté sur sa situation les élus municipaux, départementaux et régionaux. Elle a également fait entendre sa voix auprès du porte-parole du gouvernement, le Sarthois Stéphane Le Foll, des services du Premier ministre et même du candidat à la présidentielle Emmanuel Macron. Sans résultat. « Ça nous fait mal au cœur, on a tout miser sur notre pays sans que rien ne bouge. » Ainsi, faute de solutions de financement françaises, ses dirigeants pourraient choisir l’expatriation aux Etats-Unis ou en Allemagne.

A lire également : Trovolone : « Bpi nous met en danger »

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