Ressources humaines

Le congé « proche aidant » désormais rémunéré  

Par Florent Godard, le 15 décembre 2020

Destiné à soutenir un proche malade, dépendant ou en situation de handicap, le congé « proche aidant » sera désormais rémunéré par la Caf. Il s’ouvre également aux salariés du public et aux indépendants.

Main dans la main.
L'employeur ne peut pas s’opposer au congé « proche aidant » demandé par un de ses salariés. — Photo : ©Kurhan - stock.adobe.com

S’absenter pour aider un proche en situation de handicap ou subissant une perte d’autonomie grave (dépendance, maladie chronique ou de longue durée) était déjà possible avec le « congé proche aidant ». Mais le dispositif restait encore « peu utilisé faute d'être rémunéré », dixit la Caf. C’est désormais chose faite.

L’allocation journalière de proche aidant (AJPA) compense désormais une partie de la perte de salaire. Versée sans condition de ressources par la Caisse d’allocations familiales (ou la MSA), son montant s’élève à 52,08 € par jour pour une personne seule et à 43,83 € pour quelqu’un en couple. Le salarié a droit au maximum à 22 jours d'AJPA par mois. Ce temps de répit pouvant durer jusqu’à trois mois, si aucune durée spécifique n’est prévue par convention ou accord de branche ou d’entreprise. Avec la possibilité de renouveler ce congé dans la limite d’une année sur l’ensemble de sa carrière.

L'employeur ne peut pas s'opposer

L'employeur ne peut pas s’opposer à ce congé si le salarié y a droit. Ce dernier a enfin la possibilité d’alterner périodes off et périodes travaillées, via un congé fractionné (absence certaines journées ou demi-journées) ou transformé en temps partiel, si le dirigeant l’accepte toutefois.

Dernière évolution, ce droit ne concerne plus uniquement les salariés du privé. Il s’ouvre aux fonctionnaires, travailleurs indépendants et demandeurs d’emploi (qui pourront suspendre leur allocation chômage pendant cette période).  À noter, que l’allocation ouvrira des droits à la retraite.

Au moins 8 millions d’aidants en France 

Voté dans la loi de financement de la Sécurité sociale, le dispositif cible ceux qui se dévouent auprès d’un membre de leur ou d’une personne âgée ou handicapée « avec laquelle l’aidant réside ou avec laquelle il entretient des liens étroits et stables, à qui il vient en aide de manière régulière et fréquente ». Et ce, afin d’éviter d’y laisser sa santé, ou de s’occuper d’autrui au détriment de sa vie personnelle ou professionnelle, dit en substance le gouvernement. En France, entre 8 et 11 millions de personnes soutiennent un proche handicapé ou en perte d’autonomie. 

Main dans la main.
L'employeur ne peut pas s’opposer au congé « proche aidant » demandé par un de ses salariés. — Photo : ©Kurhan - stock.adobe.com

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail